Nous sommes allés à Tokyo, au Japon, dans les entrailles de l’immeuble de Konami, pour découvrir Silent Hill Townfall. Ce survival horror, comprenez jeu de survie horrifique, se déroule en vue subjective et les 4 heures de jeu que nous avons pu réaliser ont su nous glacer le sang. Premières impressions dans le brouillard écossais…
Silent Hill est une série de jeux vidéo d'horreur à part : ambiance troublante, brouillard oppressant, personnages torturés, cette saga a largement su se démarquer de ses conccurents depuis pas loin de 30 ans (le premier opus est sorti en 1999 sur PlayStation).
Après le remake de Silent Hill 2, noté 17/20 dans nos colonnes, en 2024, les jeux Silent Hill tentent de se diversifier. Silent Hill f, 16/20 sur JV, nous faisait découvrir la peur dans une ambiance empreinte de folklore japonais et de combats confus, mais l'ensemble est parvenu à nous captiver, c'est pourquoi Townfall et son Ecosse sont tant attendus par la Rédaction. Qu'est ce que Konami et le studio écossais Screen Burn Interactive, en partenariat avec Annapurna, vont nous proposer ? Telle est la question et nous avons déjà une partie de la réponse...

Une ambiance écossaise lourde de conséquences
Avant de répondre à la question ci-dessus, il est important de préciser que c'est sous l'impulsion de Screen Burn que Konami a accepté ce nouveau projet. L'idée ici est de déplacer la saga dans un autre pays pour y proposer une toute nouvelle expérience. Et il faut avouer que les premieres heures d'exploration sont un total dépaysement. Le port de la petite ville de St. Amelia est partagé entre brouillard à couper au couteau et humidité aux superbes reflets sur les pavés qui composent les rues du centre ville. Ca en jette ! Et si l'ensemble n'est pas particulièrement joyeux, il faut dire que plusieurs lieux ont su nous impressionner, soit par leur ambiance lourde, soit par leur beauté et certains détails bien placés.

Indéniablement, un drame s'est déroulé à St. Amelia. Il ne vous est pas caché et semble même servir de base à l'intrigue. Entre erreur humaine et manifestation qui a sans nul doute dégénérée, difficile de savoir le pourquoi du comment, mais ce qui est certain, c'est que les habitants sont absents et que vous êtes seul dans cette ville. Notre héros se nomme Simon Ordell et cette aventure se déroule en 1996, sur une ile isolée, un peu comme un esprit perdu dans le temps. En effet, rapidement la question suivante se pose : Simon connait cet endroit (mais l'a oublié) alors y a t'il vécu dans un passé troublé ou est-il tout simplement dans sa propre tête à lutter contre des forces indiscibles suite à un drame dont les détails nous échappent encore ?

Zoe, l'infirmière, est le seul autre visage réellement humain de St. Amelia. Elle semble appeler Simon a "arranger les choses" dans le village de pecheurs abandonné. Le rôle de Zoe est évident, elle est le repère, le phare dans l'inconnu que Simon est en train de traverser. Reste à savoir si elle mène Simon au naufrage ou si elle saura vraiment le sortir de la brume épaisse qui entoure à la fois l'île et son passé.
La peur au ventre avec un gameplay réinventé
A nouveau décor et ambiance européenne inédite, il fallait une jouablité particulière : c'est le cas dans Townfall puisque nous allons explorer l'ile à la première personne. L'expérience n'en est que plus immersive, tant en inflitration que pendant l'action. En effet, si dans un premier temps, Simon cherche a comprendre ce qui s'est déroulé dans la cité portuaire, il le fera en restant le plus discret possible pour éviter les monstres. Ces derniers rendent d'ailleurs hommage, à leur manière, à la saga, avec des looks façon Pyramid Head. Sensibles aux sons, ils parcourent les rues pour vous empêcher d'explorer la zone afin de comprendre, lieu par lieu, les raisons d'une telle situation.

Entre enquête, inflitration et un peu de combats au corps à corps, on comprend vite que Silent Hill Townfall se déroule par étapes : glaner des infos, rejoindre un autre lieu / quartier pour avancer dans l'intrigue, le tout en évitant les monstres, souvent dangereux. On avance donc pas à pas en regardant toujours au coin de chaque rue pour ne pas attirer l'attention et poursuivre l'exploration...

Néanmoins, dans la seconde partie de notre session, nous avons été surpris de découvrir une arme à feu. La dynamique de gameplay n'est alors plus la même, pendant un temps. On utilise ses balles sans réfléchir au début et on comprend rapidement que nous allons être à sec. Il faut ainsi bien choisir ses cibles à abattre à distance, sans trop se faire remarquer, ou choisir de concourner les autres ennemis pour les tuer en toute discrétion par derrière.

Le CRTV, une nouvelle manière d'explorer
Au delà de l'ambiance pensante, la peur de faire une erreur est omniprésente pendant la progression, mais ce n'est pas tout. Simon est doté d'un CRTV, une sorte de microphone avec un petit écran. Cet objet a plusieurs fonctions : il vous aiguille lorsque nécessaire avec des enregsitrements cryptiques, mais il permet aussi de repérer les ennemis à travers les murs, ce qui vous autoriste a bien planifier votre exploration et éviter les combats trop dangeureux. De plus, il sert aussi dans certaines énigmes pour trouver une fréquence par exemple. Cet objet me fait penser au radar de Alien Isolation, une belle référence, et la manière dont on progresse dans Silent Hill Townfall n'est pas sans rappeler les fameux Outlast. De bonnes bases qui promettent, nous l'espérons, une belle aventure entre effroi et action...

Silent Hill Townfall tranche avec les autres épisodes de la saga de Konami. Ceci à la fois dans la manière dont il est conçu, mais aussi dans son exploration et les actions qu'il propose, entre infiltration, combats, énigmes, etc. Voilà déjà qui s'avère rassurant pour les fans de la série qui avaient éventuellement peur de ce passage par l'Ecosse, mais aussi des mains de nouveaux développeurs sur une saga aussi iconique. Vous l'aurez compris, Silent Hill Towfall apporte un vent de fraîcheur que nous avons fortement apprécié, mais il propose aussi un drame psychologique au travers de l'introspection de Simon qui connait St. Amelia, sans réellement s'en souvenir. Ce nouvel épisode de la célèbre franchise d'horreur de Konami est déjà des plus prometteurs tout en proposant un style bien à lui et rien que pour ça, les fans seront heureux de le retrouver sur PC et PS5 le 24 septembre prochain !