Supergirl : Un Échec au Box-Office de 170 Millions de Dollars et une Sortie Anticipée en Streaming

Titre original : Avec 124 millions de $, ce film de super-héros est un échec colossal au box-office : il avance même sa sortie en streaming...

Le dernier volet du DC Universe de James Gunn frôle la catastrophe industrielle. Après un parcours en salles particulièrement compliqué et des recettes qui peinent à décoller, le film Supergirl tente déjà de sauver les meubles en avançant sa sortie en streaming sur les plateformes de SVOD…

L'été s'annonce bien sombre pour l'une des franchises de super-héros de Warner Bros. Alors que le nouveau chapitre du DCU orchestré par James Gunn cherchait à s'imposer sur grand écran, le long-métrage porté par l'actrice Milly Alcock accuse le coup et se heurte à un échec cuisant. Concrètement, la tentative de faire briller Supergirl au cinéma tourne à la débâcle budgétaire.

Supergirl : un gouffre à 170 millions de dollars ?

Pour comprendre l'ampleur des dégâts, il suffit de se pencher sur le coût global du projet. Le film a bénéficié d'un budget de production avoisinant les 170 millions de dollars, auquel s'ajoute une enveloppe marketing très conséquente, estimée à 120 millions de dollars selon les données rapportées par le média Variety . Or, du côté des entrées en salle, le compte n'y est absolument pas. Selon le site spécialisé The Numbers , le blockbuster n'a récolté qu'un peu plus de 124 millions de dollars au box-office mondial. Autant dire qu'avec un total des dépenses tutoyant les 290 millions de dollars, Warner Bros. enregistre un échec financier important qui ravive les doutes autour du potentiel et de l'avenir de la licence.

Supergirl (2026)

Avec 124 millions de $, ce film de super-héros est un échec colossal au box-office : il avance même sa sortie en streaming...

Une retraite anticipée après seulement 32 jours de sortie

Face à des salles qui peinent à se remplir et un bouche-à-oreille mitigé, les studios ont décidé d'écourter les souffrances du film au cinéma. Résultat : les nouvelles aventures de la Kryptonienne est propulsée vers les plateformes de vidéo à la demande seulement 32 jours après sa sortie en salles.

Il s'agit là de l'un des délais les plus courts observés pour une production DC moderne entre son exploitation au cinéma et sa disponibilité en VOD, d'après les analyses partagées par Tom's Guide. À titre de comparaison, même un échec commercial relatif comme le film Blue Beetle avait bénéficié d'une fenêtre en salles plus longue. Dans le paysage récent de la firme, seuls Shazam! La Rage des Dieux (avec son délai record de 21 jours en 2023) et la suite de Joker (Joker : Folie à Deux) ont fait pire ou presque. Même durant la période marquée par le Covid-19 en 2020, Birds of Prey avait conservé un écart de 46 jours malgré les fermetures des cinémas pour raisons sanitaires. Cette décision précipitée est clairement un aveu d'échec de la part de la Warner, qui préfère miser au plus vite sur les revenus de la location numérique pour tenter de limiter la casse.

Supergirl (2026)

Avec 124 millions de $, ce film de super-héros est un échec colossal au box-office : il avance même sa sortie en streaming...

Un univers étendu qui peine à trouver son rythme de croisière

Ce revers commercial soulève inévitablement des questions sur la stratégie globale adoptée par Warner concernant le relancement du DCU. Si le Superman incarné par David Corenswet avait su poser une première pierre plutôt encourageante, ce projet parallèle n'a visiblement pas réussi à créer le même engouement auprès du grand public.

Ceci étant dit, ce faux pas met en lumière la difficulté de bâtir une narration cohérente face à une audience de plus en plus exigeante, voire lassée par la formule des super-héros, bien que Marvel semble prouver le contraire avec les récents records engrangés par Spider-Man : Brand New Day.

Supergirl (2026)

Avec 124 millions de $, ce film de super-héros est un échec colossal au box-office : il avance même sa sortie en streaming...

Entre des productions très sombres comme The Batman de Matt Reeves et des expérimentations plus décalées, la franchise jongle entre plusieurs identités sans toujours trouver le bon dosage. James Gunn a fait le choix de prendre des risques narratifs et artistiques avec une héroïne plus brute, mais le jugement du box-office rappelle que le pari de l'originalité reste particulièrement risqué par les temps qui courent. Reste désormais à savoir si les spectateurs , confortablement installés dans leur salon, sauront offrir une seconde chance à Supergirl.