À en croire de nouveaux bruits de couloir, la région de Hoenn pourrait faire son grand retour sur Switch et Switch 2 dès cet automne, quelques mois après la mise en vente d’un portage des versions Rouge Feu et Vert Feuille. Si la perspective de retrouver la troisième génération de Pokémon ravive d’immenses souvenirs d’enfance, l’idée d’être à nouveau confronté à la politique commerciale de Game Freak laisse toujours un arrière-goût un peu amer.
Chaque génération de dresseurs a en quelque sorte sa région fétiche. Pour beaucoup d'entre nous ayant grandi dans les années 2000, la Game Boy Advance n'était pas simplement une console portable : c'était une sorte de Saint-Graal vers les terres verdoyantes et marines de Hoenn. Alors que Game Freak prépare la dixième génération (Pokémon Vents et Vagues) pour 2027 et semble vouloir prendre son temps pour faire les choses correctement, le constructeur japonais chercherait à meubler le calendrier de cette fin d'année 2026 avec un projet nostalgique de premier ordre.
Un retour à Hoenn plus vite que prévu sur Nintendo Switch 1 et Nintendo Switch 2 ?
Les rumeurs autour du catalogue Game Boy Advance se font de plus en plus précises. D'après des informations initialement partagées par l'insider Shpeshal Nick, les versions cultes Pokémon Rubis, Pokémon Saphir et Pokémon Émeraude préparent leur arrivée imminente sur Nintendo Switch et Switch 2.
Currently, the ports of Pokémon Ruby/Emerald/Sapphire are planned for late September/October https://t.co/f1JHKXvHjs
— Shpeshal Nick (@Shpeshal_Nick) August 12, 2026
À l'heure actuelle, les portages de Pokémon Rubis/Émeraude/Saphir sont prévus pour fin septembre/octobre.
Le calendrier ne doit rien au hasard. Lors du lancement de Rouge Feu et Vert Feuille sur l'eShop en février dernier, des dataminers avaient déjà repéré dans le code des fichiers assurant la compatibilité avec la trilogie de Hoenn.
De plus, la sortie en novembre d'une nouvelle extension du TCG baptisée Règne Delta mettra à l'honneur Rayquaza — tout en sachant qu’il est actuellement la tête d’affiche du booster Domination Céleste sur Pokémon Pocket —, ce qui confère encore plus de poids à ce coup de projecteur sur les versions de la 3G. Proposer ces jeux juste avant permettrait d'orchestrer un alignement marketing redoutable pour The Pokémon Company, tout en comblant le calendrier jusqu’à la sortie de Vents et Vagues.
Pokémon Rubis, une version qui incarne sûrement mon plus grand souvenir de la saga
Pour ma part, je ne vous cache pas que ce retour potentiel de la troisième génération réveille une profonde nostalgie. Certes, mes premiers émois avec Pokémon, ce sont les créatures du premier Pokédex et la découverte de Kanto. Et puis, il y a ensuite eu Johto qui repoussait les limites du premier jeu avec une aventure inédite qui nous ramenait même là où tout a commencé dans sa deuxième partie. Et ce combat d’anthologie contre Red, comment l‘oublier. Aussi bouleversants et sympathiques que soient les remakes de Kanto (Rouge Feu et Vert Feuille), ils ne font pas le poids face à la magie de la troisième génération.
C'est sur ces cartouches que tout a basculé pour moi. L’un des premiers souvenirs, c’est l’évolution graphique permises par les capacités de la Game Boy Advance. Tout y était plus coloré et vivant, et en termes d’immersion, ça avait un impact indéniable. À l’époque, j’avais facilement dû y passer plus de cent heures, un chiffre qui me paraît encore aujourd'hui colossal pour l'enfant que j'étais.

C'est également sur ces jeux que j'ai monté mon tout premier Pokémon au niveau 100, un Braségali que je ne suis pas près d’oublier et auquel je repense des fois avant beaucoup de nostalgie. La richesse de ses environnements, les musiques de la bande-son qu’on peut encore fredonner à tue-tête et de nouvelles créatures qui sont encore énormément mises en avant et populaires, la troisième génération conserve à mes yeux une aura inégalable.
Je pourrais craquer pour un portage de la 3G de Pokémon, mais je ne digère pas ce choix de commercialisation
Toutefois, on a beau entretenir une grande nostalgie, le tableau que nous sert The Pokémon Company n'est pourtant pas totalement idyllique. Si retrouver Hoenn sur un écran moderne est une perspective réjouissante, il faut également souligner qu’il s’agit d’un portage tout ce qu’il y a de plus simple. En d’autres termes, il est tout aussi efficace de relancer sa Game Boy Advance ou sa Advance SP pour raviver les souvenirs d’antan. Qui plus est, la méthode de distribution choisie par l'éditeur commence à faire grincer des dents.
Il est vrai que le modèle économique interroge et, surtout, agace une partie de la communauté. On pensait tous, à l'époque du lancement des applications lancées par Nintendo (dédiées au catalogue Game Boy, Game Boy Advance, …), que les jeux Pokémon rejoindraient progressivement le catalogue du Nintendo Switch Online aux côtés des autres titres déjà disponibles.

Au lieu de cela, The Pokémon Company et Game Freak semblent privilégier une revente à l'unité sur l'eShop aux alentours de 20 €. Une stratégie d'argent facile qui fait l'impasse sur le service d'abonnement pour privilégier le profit immédiat… et qui porte ses fruits puisque quatre millions d’exemplaires se sont écoulés en l’espace de deux mois, soit 80 millions de dollars en proposant un simple portage ! Pratique, non ? On comprend mieux pourquoi The Pokémon Company pourrait s’intéresser à la 3G !