Voilà 27 longues années que trépignons d’impatience à l’idée de voir un nouveau jeu de course majeur faire hurler ses engins dans l’univers de Star Wars. Après le mythique Star Wars Episode I : Racer sorti en 1999, Fuse Games, un studio fondé par des anciens de Criterion Games (Burnout, Need for Speed) déboule en 2026 avec Galactic Racer. Voici nos premières impressions après plus de deux heures sur PlayStation 5.
Lors d’un événement organisé à Londres par Secret Mode, la rédaction de JV a pu découvrir Star Wars : Galactic Racer sur PlayStation 5 durant plus de deux heures. Cette session comprenait une heure sur les modes solo “Campagne” (l’Acte I) et “Arcade” ainsi qu’une heure sur le multijoueur via les modes “Multiplayer Tour” et “Podracer Tour”.
Un spectacle son et lumière à 500 km/h
Star Wars : Galactic Racer prend place après la chute de l’Empire, à une époque où la Bordure extérieure tente de trouver un nouvel équilibre. Un contexte idéal pour faire émerger une Galatic League dans laquelle pilotes téméraires, speeders et rivalités sportives se rencontrent 500 kilomètres par heure. Le titre développé par Fuse Games ne se contente pas de plaquer quelques bolides sur des circuits inspirés de la saga. Il entend faire voyager les joueurs aux quatre coins de l’univers imaginé par George Lucas.
Notre session nous a permis de découvrir plusieurs destinations parmi lesquelles Jakku, Lantaana, Ando Prime et Derven Acos. Autant de territoires aux identités visuelles marquées qui transforment chaque course en excursion. Les environnements ne sont pas de simples décors qui défilent. Ils participent pleinement à l’expérience, imposent leur topographie et donnent à chaque course du caractère. Les anciens de Criterion n’ont rien perdu de leur amour pour la vitesse et les tracés pensés pour mettre nos réflexes à rude épreuve.

Visuellement, la première création de Fuse Games s’avère très convaincante. Les décors sont dépaysants, détaillés et respectueux de l’esthétique de Star Wars sans chercher à reproduire constamment des lieux déjà connus. La direction artistique parvient à créer de nouveaux biomes et panoramas tout en donnant l’impression d’évoluer dans cette galaxie lointaine. Autre point positif : notre session s’est déroulée sans bug ni accroc, ce qui fait souvent la différence entre une expérience fun et frustrante.
La plus belle réussite demeure le sentiment de vitesse ressenti manette en mains. Les effets visuels accentuent la sensation d’être propulsé à travers les environnements sans jamais rendre l’action illisible. Une performance essentielle à 500 km/h pour un jeu dans lequel une simple erreur de trajectoire peut transformer une course prometteuse en défaite humiliante. Galactic Racer va vite, très vite, mais garantit toujours des conditions de jeu optimates à ses pilotes.

Un gameplay rapide et dangereux
Il est désormais temps de faire vrombir les moteurs. Star Wars : Galactic Racer offre des sensations de pilotage grisantes et donne l’impression de contrôler un speeder lancé à tout berzingue. Le jeu trouve un certain équilibre entre arcade et simulation avec une prise en main instinctive au service d’une expérience bien plus technique qu’il n’y paraît. Il convient de maîtriser son boost, d’anticiper les virages et surtout d’apprendre les tracés. Et même dans ces conditions, la victoire n’est pas garantie. Fuse Games ne pardonne que rarement les excès de confiance. Il est facile de se crasher, et une seule faute peut suffire à envoyer tous les espoirs de victoire dans le décor.
Les courses se jouent constamment sur le fil. Elles restent justes, mais exigent une concentration de tous les instants. Enchaîner les erreurs conduit presque inévitablement à une défaite cuisante et, dans les cas les plus douloureux, à une dernière place particulièrement humiliante. Cette vision “Fast” et “Furious” fait tout le sel de l’expérience concoctée par les studios. Franchir la ligne d’arrivée en tête après avoir évité de justesse un obstacle, dépassé un rival dans le dernier virage et vidé sa réserve de boost au moment opportun procure une véritable sensation d’accomplissement. L’amertume de la défaite n’existe ici que pour rendre l’ivresse de la victoire plus intense, surtout quand un simple fait de course peut vous faire tout perdre en une fraction de seconde.
Galactic Racer propose trois grandes familles de speeders : les Landspeeders, les Speeder Bikes et les Skimspeeders. À ces véhicules s’ajoutent les célèbres podracers de Star Wars : Episode I - La Menace fantôme, réservés à des épreuves spécifiques, notamment dans le mode Arcade et en multijoueur. Chaque type de véhicules possède ses propres sensations sans dénaturer une philosophie commune fondée sur la vitesse, la prise de risque et la maîtrise.

Les défis du Solo
Le récit gravite autour de Darius Pax, dirigeant de la Galatic League dont la position est menacée par Kestar Bool, champion en titre bien décidé à prendre le contrôle. Pour contrecarrer ses plans, Darius engage Shade avec pour mission de remporter la ligue. Cette histoire sert de fil conducteur à une campagne découpée en actes et reposant sur une structure de roguelite. La progression ne se résume pas à enchaîner les victoires. Après un certain nombre de crashs en course ou sous certaines conditions de défaite, il faut recommencer - pas complètement de zéro - et tirer les leçons de ses erreurs.
Cette perspective donne un poids particulier à chaque prise de risque. Faut-il jouer la sécurité afin de poursuivre l’aventure ou tenter une manœuvre dangereuse susceptible de rapporter davantage ? Galactic Racer récompense l’audace, mais n’hésite pas à tout reprendre à ceux qui surestiment leurs capacités. La gloire se mérite. Et plusieurs types d’épreuves viennent renouveler la formule. Aux courses classiques s’ajoutent notamment des tests de véhicules expérimentaux et le mode Eliminator. Dans ce dernier, le concurrent situé en dernière position est éliminé à intervalles réguliers jusqu’à ce qu’il ne reste plus que trois survivants. Le concept est simple, intense et ne pardonne aucune erreur (ou presque).

Quatre niveaux de difficulté permettent d’adapter le défi, tandis qu’une dimension RPG vient enrichir la progression. Shade peut être personnalisé, même si les options consacrées au personnage principal nous ont semblé encore limitées. Les véhicules profitent en revanche d’un système bien plus complet. Au-delà des modifications cosmétiques, il est possible d’améliorer son bolide, de débloquer des capacités spéciales et d’installer différentes pièces afin de façonner un speeder correspondant à son style de pilotage. Ces choix ont un véritable impact sur le gameplay sans transformer Galactic Racer en simulateur de garage galactique. La course demeure le cœur du jeu.
En complément de la campagne, le jeu propose plusieurs façons de prolonger l’expérience. Le mode Arcade est consacré aux speeders et aux podracers, tandis qu’un mode Scénarios vient compléter l’offre, même si nous n’avons pas pu l’essayer durant cette session. Ces modes secondaires viennent enrichir l’expérience et offrent des alternatives aux joueurs souhaitant simplement se lancer dans des courses rapides sans suivre la trame principale.

La Force du multijoueur
Le multijoueur n’est pas le parent pauvre de Star Wars : Galactic Racer. Bien au contraire. En plus des classiques Quick Race et Quick Podrace, Fuse Games propose deux formats plus ambitieux : le Multiplayer Tour jouable à 12 et le Podracer Tour limité à 8 concurrents. Ces modes prennent la forme d’une série de plusieurs courses aléatoires se concluant par un événement final. Peu importe la position obtenue au terme d’une épreuve, le championnat continue et laisse à chacun une chance de revenir dans la compétition.
Les améliorations et les aptitudes débloquées au fil du tournoi entretiennent l’intérêt des courses, et un système de mise vient épicer le tout. Les joueurs peuvent parier sur leurs propres résultats afin de gagner des crédits à dépenser par la suite. Une mauvaise performance risque cependant de leur faire perdre leur mise. Il est également possible de prendre un autre pilote pour cible, ajoutant une dimension personnelle aux affrontements en faisant naître des rivalités au gré des courses.
Cette structure souffle un petit vent de fraîcheur sur le genre du jeu de course multijoueur. Chaque tournoi raconte une histoire entre remontées spectaculaires, paris perdus, accidents et règlements de comptes sur la piste. Une expérience quasi narrative où la compétition s’écrit au fil des résultats et des confrontations. Fuse Games n’est pas là pour jouer la sécurité, il fonce pour gagner.

Fuse Games ne cherche pas à jouer la carte de la prudence. Le studio vise la première place. Star Wars : Galactic Racer séduit par ses sensations de vitesse, la maîtrise de son pilotage et son voyage visuel à travers la galaxie. Sa campagne roguelite et ses modes multijoueur lui donnent une vraie personnalité, malgré une personnalisation du héros limitée et une difficulté parfois impitoyable. Star Wars : Galactic Racer a tout pour devenir le jeu de course tant rêvé par les fans. Reste à le prouver sur la piste le 6 octobre 2026.