Metro 2039 : Impressions sur le retour d'une saga emblématique du FPS post-apocalyptique après une démo immersive de 3 heures

Titre original : Aperçu Metro 2039 du 26/08/2026

Après un épisode VR plaisant mais perfectible, Metro est de retour début 2027 avec aux commandes 4A Games. Les studios ukrainiens promettent aux fans de la première heure un retour aux origines ludiques et géographiques de la saga post-apocalyptique, mais est-ce vraiment le cas ? Voici nos premières impressions sur Metro 2039 après 3 heures sur PC.

Conditions de la preview

Suite à une présentation en ligne de 15 minutes organisée par 4A Games et Deep Silver, la rédaction de JV a pu explorer l’univers de Metro 2039 au cours d’une session de 3 heures sur PC via GeForce NOW (le service de Cloud Gaming de NVidia). La démo mise à disposition débutait à la moitiée du jeu et couvrait 2 missions principales.

Aucun héros, aucun espoir

Metro 2039 débute 6 ans après les événements de Metro 2033 et peut être perçu comme un nouveau départ pour la saga. 4A Games accueille les nouveaux venus dans un Moscou en ruines sans les forcer à survivre à la première trilogie centrée sur le personnage D’Artyom. Ce cinquième opus (en comptant Awakening) s’intéresse à un protagoniste bien plus sombre. The Stranger est un ancien Spartan motivé par une quête personnelle le poussant malgré lui à revenir dans une capitale russe plus mortelle que jamais.

Le monde souterrain, dernier espoir d’une humanité en péril, est tombé sous la coupe d’un nouveau régime autoritaire - le Novoreich - dirigé par son terrible Führer Hunter, un personnage secondaire de Metro 2033. A la surface, infestée par des mutants, l’Homme n’est pas le chasseur, mais encore et toujours la proie. C’est dans ce monde hostile que les studios ukrainiens content un récit sombre, inspiré des romans de Dmitry Glukhovsky. Les scénaristes collaborent d’ailleurs avec l’auteur russe pour faire de Metro 2039 l’héritier d’une saga littéraire iconique du post-apo nucléaire.

4A Games privilégie une narration qui passe avant tout par l’environnement. L’histoire se dévoile au gré des explorations et des rencontres, sans forcément passer par de nombreuses cinématiques. C’est même tout le contraire. Exception faite d’un dialogue avec un survivant de la tristement célèbre station Sevastopolskaya au début de la démo, l’essentiel de l’aventure s’est faite manette en mains, ce qui est un vrai plus pour un jeu misant avant tout sur l’immersion. Toutefois, plusieurs séquences narratives auraient été supprimées de cette version pour éviter les spoilers. Reste à vivre pleinement l’épopée afin de juger sur pièce et de savoir si les actes du protagoniste auront des conséquences… ou non… sur l’avenir de la saga Metro.

Metro 2039 : le FPS de survie post-apo par excellence ? Nos impressions après 3h sur PC

Bons baisers de Russie

4A Games a fait une promesse aux fans de la franchise et les studios l’ont tenue. Metro 2039 revient enfin en terre promise après plusieurs épisodes passés loin de la Mère Patrie. Moscou, avec son architecture soviétique et son métro conçu pour être un abri antinucléaire, offre un terrain de jeu idéal au genre du post-apocalyptique. Quel plaisir que celui d’explorer à nouveau la cité russe et de s’imprégner de son ambiance si singulière, entre ses ruines radioactives à la surface et ses souterrains labyrinthiques.

Les artistes de 4A Games recréent avec talent le Moscou post-apocalyptique des romans et parviennent surtout à en renouveler les tonalités. Loin des "50 nuances de gris" auxquelles le genre nous a parfois habitués, les environnements traversés affichent une vraie variété visuelle sans jamais jurer avec l’atmosphère crépusculaire qui fait tout le sel de l’univers imaginé par Dmitry Glukhovsky.

Metro 2039 : le FPS de survie post-apo par excellence ? Nos impressions après 3h sur PC

Visuellement, Metro 2039 en met plein les yeux, ce qui n’a finalement rien d’étonnant. La saga a toujours servi de vitrine technologique à 4A Games, et cette nouvelle itération du 4A Engine ne déroge pas à la règle. Éclairages, textures, effets atmosphériques et richesse des décors participent à donner corps à ce Moscou dévasté. Les stations grouillent de vie, tandis que la surface raconte en silence la catastrophe ayant eu lieu 26 ans auparavant.

Cette richesse visuelle masque toutefois une limite plus familière de la série : le monde de Metro 2039 est magnifique à contempler, mais reste parfois un peu trop figé. On se retrouve face à des espaces réalistes sur le plan visuel, sans pouvoir vraiment interagir avec. Un paradoxe qui n’empêche pas Moscou de donner l’impression de respirer, mais qui rappelle que cette ville est avant tout un décor minutieusement bâti et mis en scène plutôt qu’un véritable bac à sable.

Metro 2039 : le FPS de survie post-apo par excellence ? Nos impressions après 3h sur PC

La survie du plus apte

La survie est au cœur de l’expérience Metro, symbolisée par l’iconique bracelet que The Stranger garde au poignet. Ici, chaque sortie est une affaire de patience, de préparation et de gestion. Les munitions sont précieuses, les filtres du masque à gaz redeviennent une contrainte omniprésente, et le temps lui-même peut devenir un ennemi lorsque l’air respirable vient à manquer. Dans Metro 2039, absolument tout semble vouloir votre peau : les radiations, les mutants, les humains et jusqu’à l’environnement lui-même.

Cette philosophie ludique guide l’exploration. Dans les souterrains, la progression est linéaire, avec des tunnels qui offrent un semblant de refuge face aux radiations tout en abritant leurs propres menaces. À la surface, le jeu ouvre davantage son espace avec des zones semi-ouvertes qui récompensent la curiosité. Fouiller les bâtiments, s’écarter du chemin principal et prendre quelques risques permet de mettre la main sur de précieuses ressources et autres loots indispensables à la survie.

Metro 2039 : le FPS de survie post-apo par excellence ? Nos impressions après 3h sur PC

Les matériaux récupérés servent à fabriquer munitions, medikits, filtres explosifs, etc. tandis que les blueprints débloquent de nouvelles possibilités. Les armes et les équipements peuvent ainsi être personnalisées afin d’en améliorer les performances. Mention spéciale à la nouvelle création de 4A Games - la Shatun - aussi puissante que polyvalente. Elle s’intègre parfaitement à un arsenal dont les sensations de tir sont bien plus grisantes qu’auparavant. Les impacts se ressentent d'avantage, tandis que les ennemis encaissent et s’effondrent de manière convaincante. Quant au fusil à pompe, il reste une valeur sûre en 2039.

Les affrontements conservent cette approche prudente propre à la série. Et oui, Metro 2039 n’est pas Call of Duty. Il faut observer, se préparer et privilégier la discrétion, en prenant garde au bruit et à la lumière sous peine d’être repéré. L’intelligence artificielle fait globalement le travail sans vous pousser dans vos retranchements. Les ennemis réagissent promptement, vous recherchent ou se retranchent, mais sans vous surprendre. Enfin, les nouveaux mutants, aux comportements rudimentaires, ajoutent un peu de variété à un bestiaire belliqueux qui vous donnera du fil à retordre (surtout en "Difficile").

Metro 2039 : le FPS de survie post-apo par excellence ? Nos impressions après 3h sur PC
Nos impressions

Metro 2039 renoue clairement avec les origines de la saga, tout en faisant évoluer sa formule. 4A Games semble retrouver la force narrative de Metro 2033 et l’immersion de Metro Exodus, avec cette même attention portée à la cohérence entre gameplay et univers. Le studio cherche à rendre son FPS post-apo crédible et tangible, en faisant de ses principales mécaniques de jeu des prolongements naturels de ce monde hostile.

L'avis de la rédaction
Excitant