Mon expérience de visionnage de Game of Thrones en 2026 : défis, spoilers et réflexions sur une série culte

Titre original : J'ai commencé et fini Game of Thrones en 2026 et ça n'a pas été facile !

Quinze ans plus tard, j’arrive après la bataille (de la Néra ?) dans l’univers de Game Of Thrones. Commencer la série en 2026 avait quelque chose de périlleux. Qu’à cela ne tienne, j’ai osé franchir le Mur.

Depuis le début du collège, on m’a régulièrement dit que je ressemblais à Joffrey Baratheon, sans comprendre de qui il s’agissait. Un petit passage sur Google et un bref résumé plus tard, j’ai compris pourquoi, et j’ai appris que le personnage était mauvais. Soit. Mais en commençant la série en mai dernier, j’ai rapidement compris qu’il était réellement un équivalent au Diable. Dieu sait que je n’ai pas de sympathie pour lui, mais là c’est cher payé pour ce pauvre Lucifer. Sa jubilation à exercer son pouvoir de chefaillon a bien réussi à me mettre mal à l’aise : au moins, l’acteur était convaincant.

Entre rois et records

La série diffusée entre 2011 et 2019 et produite par HBO a immédiatement connu un succès dantesque. Basée sur les livres de George R.R Martin, elle traite - très vulgairement - de guerres entre familles pour un territoire, dans un univers médiéval fantastique.

Daenerys Targaryen, Mère des Dragons, personnage central de la saga

J'ai commencé et fini Game of Thrones en 2026 et ça n'a pas été facile !

Elle a été moult fois récompensée et acclamée comme la meilleure série de tous les temps et maintenant que je l’ai vue, je ne peux pas réellement contredire ces éloges. Avec des audiences grimpant en flèche de Verredragon depuis la première saison jusqu’à plusieurs millions de personnes sur leur canapé américain, le dernier épisode de la saga (19 mai 2019) a attiré jusqu’à 19.3 millions de spectateurs simultanés rien qu’aux Etats-Unis selon HBO.

Virevoltes entre spoilers

Puisque j’étais gosse quand tout cela est arrivé, la série et moi n'avons jamais été vraiment "présentés". J’ai tout de même été exposé à quelques spoilers durant ma tendre jeunesse, tout bonnement parce que les Youtubeurs que je regardais en parlaient parfois : et j’ai retenu, un peu. Quand on est complètement étranger à la série et ses notions, on oublie rapidement tout ce que ça implique.

Et surtout, en 2026, sept ans après la sortie de la dernière saison, je ne pouvais absolument pas me renseigner sur n’importe quel personnage, lieu, bataille, ou juste au beau milieu d’un épisode sur ce qui allait se passer ! Imaginez qu’au début de la saison 3, je me renseigne sur qui est l’acteur incarnant Robb Stark . Puis en tapant sur Google ‘Robb Sta…’ la barre de recherche me propose ‘Robb Stark mort’. Eh bien j’aurai été bien dégouté.

Et si l’on pousse encore un peu loin cette optique, même savoir qu’un personnage ne meurt pas me crispait. Faut avouer que dans Game Of Thrones, la "non-mort" est carrément un spoil. Parce qu’avec toutes ces têtes coupées, yeux crevés et flèches plantées, j’avais du mal à comprendre l’histoire. Certes, je suis habitué à la fantasy avec le Seigneur des Anneaux, visionné plus de fois que je peux compter, mais un grand obstacle se placait devant moi, tel Le Mur : tous, les, personnages. On estime entre 500 et 600 personnages (nommés ou non), rien que dans la série. Mais les livres de George R.R Martin comptent plus de 2000 personnages nommés dans tout son lore.

Une des meilleures scènes de la série - HBO

J'ai commencé et fini Game of Thrones en 2026 et ça n'a pas été facile !

Ce que j’ai le plus préféré est leur côté extrêmement ambivalent, avec des réactions tellement bien réfléchies qu’on se demande parfois si ce sont de vraies personnes, pas un rôle écrit, préparé, réfléchi par Martin. Personne n’est le bon ou le mauvais (oui, c’est assez bateau) mais avec mes personnages préférés qui sont Le Limier, Petyr Baelish et Tywin Lanister, j’aime plonger dans l’univers ni blanc ni noir (bon, plutôt gris foncé avec ces trois là).

Regarder en VOSTFR apporte une difficulté supplémentaire : eh oui, parce que lire Port-Réal et entendre King’s Landing, lire “Vère” ou “Le Limier” quand mes oreilles entendent Gilly ou The Hound, à la longue, ça porte à confusion. Mon bol de muesli et moi devant la télévision étions obligés de poser des questions à un rythme effréné à un conjoint compatissant qui s'efforçait de m’expliquer sans me spoiler.

C’est pas de ton âge !

Et d’autre part, je n’avais jamais pu regarder car la série n’était pas adaptée à mon âge ! Tout ce que j’en savais, c’était que “C’est une série de c*l et de mort.” Autant pour la mort, après avoir visionné les huit saisons, je suis plutôt d’accord... Autant l’aspect sexuel de la série est relativement normal. A d’autres fins, comme l’accouchement de Melisandre, la résurrection de Jon Snow, la marche de la honte de Cercei Lannister etc.

Et oui, il y a du sexe entre les personnages et de la nudité, puisque c’est une série destinée aux adultes - mais ce trope a bien plus été exploité dans la première saison, histoire de poser les bases. Et pour les relations sexuelles à proprement parler, il est clair que beaucoup d’entre elles sont importantes à l’histoire et constituent de vrais enjeux pour les relations entre les Maisons. Les relations entre Daenarys et Khal Drogo au début de la S1, l’homosexualité de Loras Tyrell

La curiosité de cet enfant a fait basculer Westeros

J'ai commencé et fini Game of Thrones en 2026 et ça n'a pas été facile !

Bien que je sois désormais adulte, j’ai gardé ce sentiment de transgression en regardant un programme pareil. Avec House Of Dragon qui poursuit vers le passé le lore et la profondeur de l’histoire, il me reste encore beaucoup à visionner afin de me laisser poursuivre cette histoire passionnante quelques temps.