GTA 6 sur PC : le potentiel graphique du DLSS 5 révélé, mais des performances en berne et des risques d'artefacts à l'horizon

Titre original : GTA 6 sur PC encore plus beau que sur PS5 grâce au DLSS 5, mais il y a un problème

Alors que GTA 6 prépare sa sortie sur consoles, des moddeurs ont déjà injecté une version leakée du futur DLSS 5 de Nvidia sur des séquences vidéo de la version PS5. Si le rendu visuel gagne en réalisme, la technologie à base d’IA générative soulève un problème majeur.

L'attente autour de Grand Theft Auto VI touche à sa fin sur consoles de salon, mais les joueurs PC vont devoir patienter pendant plusieurs mois, voire années. Dans ce contexte, la fuite accidentelle d'une version du DLSS 5, la technologie d'IA de Nvidia pour "améliorer" les graphismes des jeux vidéo, a mis le feu aux poudres. La communauté de moddeurs s'est immédiatement emparée de cette version expérimentale du DLSS 5 pour la tester sur différents titres, mais aussi sur les séquences de gameplay officielles de GTA 6 capturées sur console... sauf que ce n'est pas exactement le cas.

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Des jeux vidéo au rendu digne d'un film grâce au DLSS 5

Attention, ce que vous voyez en-dessous ne sont pas "vraiment" des séquences de GTA 6 refaites avec du DLSS 5. En réalité, le DLSS 5 ne fonctionne que dans des jeux au sien d'un logiciel et non sur une vidéo. Or, pour le moment, GTA 6 n'est pas jouable sur PC, donc le DLSS 5 ne peut être utilisé. Du coup, c'est quoi ces vidéos "GTA 6 sous DLSS 5" que l'on voit circuler ? En réalité, ce sont des internautes qui ont donné la dernière bande-annonce de GTA 6 à une IA en lui demandant de reproduire le style du DLSS 5, donnant le résultat suivant.

Malgré cette émulation du DLSS 5, cette mise en application laisse imaginer ce que donnerait GTA 6 dans les meilleures conditions. En retravaillant l'éclairage et la géométrie de la scène en temps réel, le DLSS 5 parviendrait à surpasser le rendu natif de la PS5 sur certains aspects.

L'apport de cette technologie se matérialise sur plusieurs points importants. D'abord, on perçoit une révision complète des reflets et des ombres indirectes sur les carrosseries et les façades de Vice City. Ensuite, les détails environnementaux et les textures sont affichés sans perte de netteté apparente. Enfin, les scènes nocturnes et les jeux de lumière profitent d'un rendu encore plus photoréaliste.

Dans les essais partagés par la communauté, Lucia et Jason, les personnages principaux conservent des traits cohérents tout en bénéficiant de micro-ombres plus détaillées sur le visage. L'illusion visuelle fonctionne à s'y méprendre et donne un aperçu saisissant de ce que pourrait offrir une version PC poussée à son maximum.


GTA 6 plus beau que jamais, oui, mais à quel coût ?

Pourtant, derrière ces visuels prometteurs se cache un compromis technique particulièrement lourd. Contrairement aux versions précédentes du DLSS conçues pour optimiser la fluidité via le suréchantillonnage, le mode de rendu neuronal génératif du DLSS 5 se montre extrêmement gourmand en ressources matérielles sur les jeux déjà existants sur lesquels des tests ont pu être effectués.

Sur les configurations de test équipées de cartes RTX série 40 et 50, les moddeurs constatent une chute des performances pouvant atteindre 40 à 50 % lorsque le filtre est activé. De plus, l'utilisation de l'IA générative sans intégration officielle par les développeurs crée un risque d'artefacts déroutants. Si l'expérience s'avère convaincante sur GTA 6, des essais similaires menés sur des titres comme The Witcher 3 : Wild Hunt ou Control ont transformé certains visages en version cauchemardesques tout droit sortis de l'Uncanny Valley.


Une technologie encore expérimentale pour le grand public

Pour les jeux déjà existants, il convient de rappeler que ces résultats découlent d'une version de travail non finalisée, détournée par la communauté avant tout déploiement officiel par Nvidia. Le constructeur a déjà précisé que l'implémentation finale du DLSS 5 restera sous le contrôle des studios de développement afin d'éviter toute dénaturation artistique.

Il n'en demeure pas moins que ce premier aperçu illustre la direction prise par le jeu vidéo sur PC. Si la technologie promet de repousser les limites du photoréalisme, elle nécessitera une puissance de calcul colossale et une optimisation minutieuse pour éviter de transformer nos machines de compétition en simples bancs d'essai pour filtres IA.