Avant que Sony n’annonce officiellement l’arrêt de production des disques de jeux PlayStation, le groupe japonais était déjà visé par une plainte posée par des joueurs estimant que l’entreprise nous trompait sur la marchandise avec son bouton “acheter” sur le PS Store. La réponse des papas de God of War a de quoi faire grincer les dents.
Achetez ce jeu PlayStation que vous ne saurez posséder
Vous vous souvenez peut-être de cette affaire : au mois de juin dernier, un groupe de joueurs a poursuivi Sony à cause de sa politique envers les jeux dématérialisés, politique qui, même si elle hérisse les poils de beaucoup de fans, est partagée par Microsoft et Nintendo. Pour faire simple : PlayStation dit qu’un jeu acheté sur son Store donne droit à une licence d’utilisation, licence qui peut être révoquée à tout moment au bon vouloir du constructeur.
La plainte stipule que les termes “acheter maintenant” et “confirmer l’achat”, quand on prend un jeu sur le PSN, sont trompeurs car ils donnent l’impression à l’acheteur qu’il va posséder le jeu, plutôt que de “le louer” jusqu’à ce que Sony le retire de sa bibliothèque virtuelle. Les histoires de comptes aléatoirement bannis et de jeux numériques achetés puis retirés sans raison faisaient déjà les gros titres il y a plusieurs mois, bien avant que PlayStation ne lance les hostilités contre le support physique.

“C’est logique”, dit Sony, et si vous ne comprenez pas, tant pis pour vous
D’après un récent article de Game File, dont les informations ont été reprises par VGC, nous apprenons que Sony a répondu à cette plainte. Comme vous devez vous douter, le constructeur a préféré camper ses positions plutôt que d’ouvrir la discussion sur ce que pourrait être la propriété des jeux numériques à l’avenir. Les dirigeants de PlayStation expliquent que “les consommateurs raisonnables” le savent sans qu’il ne soit nécessaire de le préciser au moment de l’achat.
Sony avance un argument pour étayer sa démonstration. L’entreprise note que personne ne peut être “propriétaire” d’une copie numérique car il ne s’agit pas d’une ressource limitée, puisque plusieurs personnes peuvent acheter la version numérique d’un soft. Le groupe persiste et signe en répétant que le jeu est bel et bien “concédé sous licence et non vendu”. “C'est logique. À l'ère du numérique, il est invraisemblable de prétendre que des consommateurs raisonnables croient acquérir la "propriété" d'un jeu numérique”, ajoute PlayStation.

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Le bras de fer entre les géants du jeu vidéo et les joueurs continue
Tout ce remue-ménage lié à la propriété des jeux numériques a empiré avec l’annonce de PlayStation de ne plus sortir de jeux sur disques en 2028. Malgré la pression sur les réseaux sociaux, l’entreprise japonaise ne semble pas vouloir faire machine arrière : elle continue de défendre fermement sa position lors des résultats financiers, et elle a même commencé à avertir les acheteurs de PS5 en ajoutant un sticker prévenant de l’arrêt des jeux sur disques en 2028.
Il n’y a plus qu’à croiser les doigts pour que tout ce qui se passe dans le monde du jeu vidéo ouvre les discussions sur la propriété de nos jeux achetés en ligne. Il faudrait que plus de sociétés suivent l’exemple de GOG, tout simplement. Peut-être dans un avenir pas trop lointain ?