Cela fait maintenant des années que le genre du MMORPG tourne en rond et, à part les quelques mastodontes qui parviennent encore à réunir des millions de gens, de nombreux titres sont laissés à l’abandon. Mais l’espoir renaît avec Guild Wars 3, le nouveau projet d’ArenaNet : on a pu le voir pendant une vingtaine de minutes au cours de la Gamescom 2026 et on a plus qu’une seule envie, y jouer !
On ne s’attendait pas à voir Guild Wars 3 si tôt après son annonce et pour cause : c’est un petit échantillon de gameplay qui nous a été offert en hands-off, tournant sur une version pré-alpha du nouveau projet d’ArenaNet. Une démonstration centrée sur les compétences de traversée et les combats et le moins que l’on puisse dire, c’est que le studio américain s’apprête à donner un sacré coup de pied dans la fourmilière du genre MMORPG.
Guild Wars 3 compte bien bousculer le MMO à la papa
Cet aperçu a débuté par une petite promenade dans une zone verdoyante en compagnie d’un guerrier. Première chose qui saute aux yeux, la verticalité du level design : si vous avez déjà joué aux extensions de Guild Wars 2, vous savez sûrement à quel point Anet met l’emphase sur des zones à plusieurs niveaux, avec une vraie notion de profondeur et des cartes qui n’hésitent pas à être complexes.
Dans GW3, cette verticalité prend un tout autre sens, puisque les capacités de déplacement ont été largement étendues : notre personnage pouvait courir sur les murs, escalader n’importe quel paroi et sauter dans le vide avant de déployer un planeur façon Zelda Breath of the Wild, le tout sans contrainte d’endurance.

Voir ce type de mouvement exécuté dans un MMO occidental, forcément, ça fait un choc ! D’autant que malgré son statut de pré-alpha, toutes les animations à l’écran étaient déjà convaincantes, bien liées et fluides. Le meilleur dans l’histoire ? C’est que le moveset de base est intégré dans le gameplay et se révèle même être central. Concrètement le momentum, la vitesse accumulée par votre personnage, va impacter les dégâts que vous allez causer à un ennemi.
Par exemple, un simple coup d’épée lâché en posture fixe sera toujours moins puissant qu’une attaque lancée en bout de course. Avec cette simple donnée en tête, le terrain de jeu prend alors une toute autre dimension : courir sur un mur a la verticale pour se retourner et s’écraser sur l’ennemi pour lui faire cracher plus de santé est par exemple vivement recommandé. MMO ou pas, voilà une idée follement originale et qui, on l’espère, verra des tas d’applications différentes dans le jeu complet.

La deuxième partie de la présentation voyait un nécromancien rejoindre notre guerrier pour l’exploration d’une tombe infestée d’araignées. Et le maître-mot lorsqu’il s’agit de coopération dans Guild Wars 3, c’est synergie. Là aussi, plusieurs actions sont venues appuyer cet élément central du gameplay : ainsi, lorsqu’un guerrier lève son bouclier au-dessus de sa tête, ses collègues peuvent sauter dessus pour s’en servir de bumper et prendre de la hauteur avec un double-saut. De son côté, le nécro pouvait enflammer les armes de tout son groupe pour aider à cramer un essaim d’araignées en quatrième vitesse.
Ça c’est du déjà vu, ce qui l’est moins par contre, ce sont les restrictions liées au nombre de compétences équipées simultanément, soit 3 maximum. Cela fera surement hurler les gardiens du temple du MMO “à l’ancienne”, mais cela a été fait dans un but bien précis, le même que pour Guild Wars 1 finalement : pousser les gens à jouer ensemble en mettant en commun les outils de chaque classe pour surmonter les dangers en groupe. Une bien belle promesse qui permet aussi aux développeurs de transposer le gameplay très simplement à la manette et d’ailleurs, toute la présentation a été faite au pad PS5.

C’est beau, mais c’est loin
Comme précisé plus haut, on est sur de premières impressions basées sur une version hyper anticipée du jeu, alors ne vous attendez pas à ce que l’on parle de technique pure ici. Par contre, on peut déjà vous affirmer que les prémices de direction artistique que l’on a eu l’occasion d’observer, envoyaient sacrément du lourd.
Perché au sommet d’une colline, le personnage de la démo avait une vue imprenable sur ce qui ressemblait fortement au Promontoire Divin, l’une des cités cultes de la série. On ne sait pas encore comment fonctionneront les villes dans le jeu complet, mais pour ce qui est de la carte, on nous a confirmé qu’il s’agirait d’un monde entièrement seamless, sans aucune transition entre les zones.

Dans ce nouveau chapitre, les joueurs seront plongés dans une Tyrie du passé 1000 ans avant les événements du premier jeu. Un volet de l’histoire du monde qui n’a été que très peu exploité pour le moment et qui va permettre aux nouveaux venus de s’immerger pleinement dans cet univers, même s’ils n’ont pas fait Guild Wars 2 et ses 6 extensions. Une bonne idée et qui a déjà de premiers éléments concrets, partagés par les équipes d’Anet via un spotlight dédié aux races jouables dans l’aventure disponible dans Youtube.
Bon par contre, avec une bêta prévue fin 2027 et un développement que l’on sent encore très loin d’être terminé, il va vraiment falloir prendre son mal en patience avant de pouvoir toucher à GW3. Mais s’il n’a pas de date de sortie, on sait déjà qu’il sortira sur Steam et sur PS5, au format buy to play (achat du jeu, sans abonnement).

Incroyable, c’est le mot : ArenaNet semble bien parti pour proposer une évolution moderne à la hauteur du genre MMORPG, enfin. Grâce à ses mécaniques originales et à ses promesses de synergie en coop qui nous ont mis des étoiles plein les yeux, cette petite présentation d’à peine 20 minutes sur une pré-alpha a suffi à mettre Guild Wars 3 sur le podium de nos attentes pour 2027 et au-delà.