The Expanse compte bien conquérir un nouveau territoire avec Osiris Reborn. Owlcat Games promet une aventure spatiale épique, tactique et fidèle à l’univers imaginé par James S. A. Corey, mais son Action-RPG tient-il le bon cap ? Voici nos impressions après1 heure sur PC.
Lors de la gamescom 2026, la rédaction de JV a pu découvrir The Expanse : Osiris Reborn durant une session de 60 minutes sur PC. Cette démo nous plongeait sur Ganymède au cours d’une mission située approximativement dix heures après le début de l’aventure. Un choix pertinent qui nous a permis d’entrevoir aussi bien l’exploration que les combats, le piratage et certaines mécaniques RPG qui sont au cœur de l’expérience imaginée par Owlcat Games.
Une adaptation vidéoludique fidèle
Adapter The Expanse sans dénaturer ce qui en fait une saga à part n’est pas chose aisée. Owlcat Games a choisi de raconter une histoire originale qui vient se glisser entre le premier et le deuxième roman, soit entre la fin de la saison 1 et approximativement la moitié de la saison 2 de la série TV. '''Sur fond de tensions entre les grandes puissances du système solaire, un.e mercenaire et son équipage sont entraînés malgré eux dans les événements d’Éros avant de mettre le doigt sur une conspiration qui les dépasse complètement. L’univers est familier, mais l’aventure entend prendre une trajectoire qui lui est propre.
La mise en scène va dans le même sens avec des cinématiques soignées et surtout une sobriété qui sied parfaitement à The Expanse. Owlcat Games ne cherche pas à transformer cette hard science-fiction en space opera tape-à-l’œil et respecte les codes visuels de la franchise. Les choix de dialogues renforcent pour leur part la dimension jeu de rôle et devraient peser sur les relations entre les membres de l’équipage ainsi que sur certains événements. Impossible toutefois de déterminer leur véritable portée après une mission prise au milieu de l’aventure. Sur ce point, Osiris Reborn a encore bien des choses à dévoiler.

Ganymède constituait la véritable star de cette heure de jeu. La célèbre station prend la forme d’une zone semi-ouverte qui taquine notre curiosité naturelle sans jamais complètement nous lâcher la bride. Osiris Reborn reste une aventure guidée par le récit, mais laisse suffisamment d’espace pour sortir momentanément de sa course. Explorer ses secteurs abandonnés, ses installations agricoles et des lieux jusqu’ici seulement fantasmés fut un véritable plaisir. Pour un amateur de la saga, pouvoir enfin arpenter Ganymède relève presque du rêve devenu réalité.
Cette fidélité passe par une réalisation technique solide sous Unreal Engine 5. Les couleurs froides, les architectures industrielles, les éclairages réalistes et des environnements crédibles donnent corps à cette vision hard SF du système solaire. Rien ne cherche ici à embellir artificiellement l’espace : métal, béton et infrastructures fonctionnelles dominent le paysage. Aucun problème majeur n’est venu perturber notre session et l’ensemble tournait parfaitement. Plus important encore, on s’y croit, et dans un univers qui a toujours fait du réalisme l’un de ses piliers, ça fait toute la différence.

Ganymède : une mission sous tension
Cette mission sur Ganymède exigeait notamment de récupérer des informations puis de détruire des données appartenant à Pinkwater. Rien de bien exotique sur le papier, mais l’exécution révèle rapidement la dimension tactique de l’Action-RPG. Les affrontements sont nerveux, les sensations de tir convaincantes et surtout l’escouade répond parfaitement aux ordres. Face à des adversaires souvent supérieurs en nombre, foncer tête baissée revient à signer prématurément son arrêt de mort.
Il convient donc d’exploiter intelligemment les compétences et équipements disponibles. Drones, tourelles et autres outils ne sont pas de simples gadgets, mais de véritables leviers tactiques. La confrontation avec un hybride né de la protomolécule fut à ce titre particulièrement révélatrice. Le combat, inventif et rythmé, nous obligeait autant à jouer les soldats qu’à endosser pleinement notre rôle de leader. Et les environnements destructibles renforcent l’immersion sans toucher à l'intégrité de Ganymède, ses infrastructures demeurant suffisamment résistantes pour conserver cette crédibilité si chère à la franchise.
Osiris Reborn sait aussi ralentir lorsque la situation l’exige. Pirater un terminal, chercher un accès vers une zone interdite ou fouiller les environs à la recherche de ressources créent des respirations bienvenues entre deux échanges de tirs. Enfin, la dimension RPG permet de choisir une classe, des armes et différents équipements susceptibles d’orienter notre façon de jouer, que ce soit au niveau des affrontements ou encore de l'exploration. Là encore, une petite heure ne suffit pas à mesurer l’impact des décisions prises sur le vif. Le potentiel est là. Reste à vérifier jusqu’où Owlcat Games compte l’exploiter.

The Expanse : Osiris Reborn réunit tout ce que les fans de la saga attendent d’une telle adaptation vidéoludique. : pas simplement des vaisseaux, des stations et la protomolécule, mais une impression d’évoluer dans un futur crédible et tangible. Parcourir Ganymède manette en mains fut un plaisir non dissimulé et l’approche tactique d’Owlcat Games trouve naturellement sa place dans cet univers. Il reste beaucoup de chemin à parcourir avant d'atteindre les confins du système solaire, mais cette première escale donne furieusement envie de poursuivre l'aventure à bord de l'Osiris.