No Law : un nouveau RPG en monde ouvert promettant une liberté totale dans un univers cyber-noir

Titre original : Cyberpunk 2077 nous avait promis une liberté totale, cet autre RPG en monde ouvert pourrait nous l'offrir : mon avis sur No Law

Cyberpunk 2077 nous avait fait miroiter une ville où tout semblait possible. No Law pourrait bien reprendre cette promesse à son compte.

À la gamescom 2026, J'ai assisté à près d’une heure de gameplay du nouveau projet de Neon Giant. Une présentation centrée sur une mission située au début de l’aventure, mais largement suffisante pour découvrir Port Desire, ses habitants et surtout la liberté déroutante laissée aux joueurs. Voici mes premières impressions.

Port Desire, une ville modeste mais vivante

Développé par Neon Giant, le studio derrière The Ascent, et édité par Krafton, No Law est un FPS en monde ouvert prenant pour cardre Port Desire, une cité portuaire cyber-noire où les autorités semblent avoir baissé les bras. On y incarne Grey Harker, un ancien militaire grièvement blessé durant sa dernière mission et désormais retiré du service. Sa tranquillité est évidemment de courte durée. Un événement inattendu va le forcer à reprendre les armes.

Neon Giant ne cherche pas à construire le plus grand open world possible. Le studio revendique au contraire une philosophie privilégiant la densité à la démesure, avec des rues, ruelles et intérieurs remplis de détails et d'opportunités de gameplay. Une ambition immédiatement visible durant notre présentation. La foule est dense, les commerces fonctionnent réellement et les bâtiments importants peuvent être visités. Chaque rue possède même un nom et les immeubles un numéro, permettant théoriquement de s’orienter sans suivre un marqueur de quête.

Cyberpunk 2077 nous avait promis une liberté totale, cet autre RPG en monde ouvert pourrait nous l'offrir : mon avis sur No Law

Le monde réagit aux actions du joueur. La météo modifie par exemple le comportement des passants, tandis que certaines décisions peuvent provoquer des conséquences définitives. Tuer un commerçant, par exemple, revient à condamner sa boutique pour le reste de l’aventure. Plus largement, No Law entend offrir une grande liberté d’approche. Affrontement direct, infiltration, vol à la tire, neutralisations discrètes, utilisation de compétences, etc. doivent permettre de résoudre une même situation de plusieurs façons. A Port Desire "rien ne nous est interdit" à condition d’en assumer les conséquences.


La liberté, la vraie ?

Et c’est précisément là que No Law devient excitant. Promettre une liberté totale est une chose... bâtir un jeu suffisamment solide pour gérer les écarts, les improvisations et les choix du joueur sans jamais lui donner l’impression de sortir des rails en est une autre. Cependant, Neon Giant m'a surtout donné une furieuse envie d’expérimenter. De tenter, de détourner les systèmes, de voir jusqu’où le jeu acceptera de me suivre, plutôt que de me expliquer sagement comment il faut jouer.

Cyberpunk 2077 nous avait promis une liberté totale, cet autre RPG en monde ouvert pourrait nous l'offrir : mon avis sur No Law

Une Peacekeeper indiquait par exemple la position d’un informateur. Libre à moi de poursuivre la discussion ou de partir immédiatement. Une fois dans la ville, la même philosophie règne Je peux suivre les indications de l'interface ou réellement lire les noms des rues pour trouver ma destination. Je peux voler quelqu’un, entrer dans certains bâtiments, acheter directement un objet dont le prix est affiché ou décider que mon interlocuteur ne sortira jamais vivant de la conversation.

Surtout, Grey Harker ne semble jamais prendre une décision importante à ma place. Pas de choix binaire artificiellement affiché à l’écran. Ce sont mes actions qui parlent. Cette vision impacte même les augmentations, qu’il faut sélectionner avec soin puisqu’il sera impossible de tout obtenir. Dans No Law, mes choix sont définitifs. Si le jeu tient réellement cette promesse sur plusieurs dizaines d’heures, chaque partie pourrait raconter une histoire sensiblement différente.

Cyberpunk 2077 nous avait promis une liberté totale, cet autre RPG en monde ouvert pourrait nous l'offrir : mon avis sur No Law

Reste maintenant à voir jusqu’où cette mécanique peut tenir sans se heurter à la créativité des joueurs. Neon Giant revendique la possibilité de "mal jouer", voire de mettre son propre système à l’épreuve. C’est extrêmement séduisant, mais aussi dangereux. Entre ses combats brutaux, son incroyable densité visuelle sous Unreal Engine 5 et sa philosophie héritée des immersive sims, No Law évoque Deus Ex dans sa liberté d'approche, Judge Dredd dans sa brutalité, et les studos Ghibli dans ses tranches de vie.

Après cette première heure en compagnie de No Law, une chose est sûre. J'ai furieusement envie de tester les limites de Port Desire.