Annoncé aux Game Awards 2025, Warlock compte bien faire parler de lui avec une promesse aussi simple qu’ambitieuse : devenir le “The Witcher 3 de Donjons & Dragons”. Développé par Invoke Studios (Dungeons & Dragons : Dark Alliance, cet Action-RPG nous a laissé entrevoir l’étendue de ses pouvoirs lors de la gamescom. Et la magie pourrait bien opérer.
Lors de la gamescom 2026, la rédaction de JV a découvert Warlock au cours d’une présentation hands-off d’environ 20 minutes. Cette démonstration proposait une version étendue des huit minutes de gameplay diffusées durant l’Opening Night Live. Nous n’avons pas pu prendre le jeu en main. Ce premier avis repose donc uniquement sur ce qui nous a été montré.
Darkon : le domaine sombre de Donjons & Dragons
Warlock nous plonge dans le Darkon, l’un des Domaines de l’Effroi de Ravenloft, bien loin de l’imagerie "fantaisie" plus colorée des Royaumes Oubliés. Cet univers sombre, gothique et volontiers horrifique sert d’écrin à Kaatri, une héroïne ayant passé un pacte avec Tasha afin d’obtenir rapidement de puissants pouvoirs. Une décision qui ne vient évidemment pas sans contrepartie. Cette archimage légendaire de Donjons & Dragons, liée à Baba Yaga, fait ici office de mentor et de mystérieuse figure de pouvoir dont les véritables intentions devraient se dévoiler au.
Invoke Studios prend très au sérieux la dimension narrative de son Action-RPG. Les cinématiques aperçues nous ont agréablement surpris par leur qualité et leur mise en scène, parfois plus proche du film d’animation que du jeu vidéo traditionnel. Warlock souhaite raconter une véritable histoire et pas simplement nous envoyer occire des créatures fantastiques par trouzaines. Sur le papier, la relation entre Kaatri et Tasha possède déjà suffisamment de zones d’ombre pour attiser notre curiosité.

Cette curiosité naturelle devrait être le moteur de l’exploration. Darkon prend la forme d’un open world dans lequel Invoke Studios ne souhaite aucunement tenir les joueurs par la main. Pas question de suivre bêtement un indicateur placé sur la carte. Il faudra discuter avec les habitants, recueillir des informations, croiser des indices, observer les environs et s'orienter dans ce vaste monde. “Be curious”, voilà en substance la philosophie adoptée par les développeurs pour laisser une véritable liberté aux aventuriers.
D’un point de vue technique, Warlock est solide sans pour autant nous décrocher la mâchoire. Développé sous Unreal Engine 5, le titre se distingue surtout par une direction artistique particulièrement inspirée mêlant architectures gothiques et couleurs vibrantes. Invoke Studios ne court pas après le photoréalisme et c'est une excellente chose. Puis les sorts, téléportations, rituels et autres manifestations violettes de magie donnent une vraie personnalité visuelle à cet univers et surtout une impression de toute-puissance lorsque Kaatri entre en action.

Un Action-RPG inspiré de The Witcher 3
La comparaison avec The Witcher 3 n’a rien d’un hasard. Warlock est un Action-RPG à la troisième personne et Invoke Studios a justement choisi cette classe de Donjons & Dragons pour sa polyvalence. Kaatri est capable de faire parler la magie tout en se défendant au corps-à-corps, à la manière d’un certain Geralt de Riv. À une différence près… le rapport de force est ici inversé. Le Warlock maîtrise avant tout les arts occultes sans pour autant délaisser le corps-à-corps.
Et les développeurs ne manquent pas d’idées pour faire de la magie un véritable couteau suisse. Téléportation, intangibilité, télékinésie, pyrokinésie ou électrocution permettent autant d’explorer que de combattre. Kaatri peut également percevoir la “Magie brute” grâce à son œil de Warlock puis l’exploiter pour modifier son environnement, ouvrir un passage ou retourner une situation à son avantage. Faire tomber une partie du décor sur un adversaire ou intervertir sa position avec celui-ci ne sont que quelques possibilités parmi tant d'autres.

Les affrontements exigent davantage que de marteler une touche jusqu’à ce que mort s’ensuive. Il faut identifier les faiblesses des ennemis, maintenir la bonne distance, exploiter les éléments du décor et utiliser les pouvoirs adaptés avant de finir au corps-à-corps une cible déjà diminuée. Chaque rencontre demande ainsi un minimum de lecture et d’adaptation, la puissance brute ne suffisant pas toujours à faire la différence. La magie mène ici la danse, les armes servant à terminer le travail.
Ces vingt minutes de gameplay n’étaient qu’un premier aperçu, mais Warlock a déjà de quoi intriguer. Entre son univers gothique, sa liberté d’exploration et une magie au cœur du gameplay, le potentiel est clairement là. Invoke Studios veut créer le “The Witcher 3 de Donjons & Dragons”. Reste désormais à transformer cette belle promesse en réalité.