Oubliez les glissades frénétiques de Call of Duty. Avec près de 2 millions d’exemplaires écoulés en quelques jours, ce jeu de tir tactique s’impose comme l’énorme carton surprise de la rentrée sur PC.
Le 10 septembre dernier, les serveurs du studio Bulkhead ont littéralement été pris d'assaut. Propulsé par plus d’un million d’ajouts en liste de souhaits Steam en amont de sa sortie, Wardogs a rassemblé jusqu’à 400 000 joueurs en simultané selon SteamDB. Un succès fulgurant qui a d’abord fait grincer des dents à cause d’interminables files d’attente, avant de mettre tout le monde d’accord sur une chose : le gameplay est redoutablement efficace. Loin des superproductions classiques, ce FPS pensé pour mettre en avant l’esprit d’équipe réinvente l’économie de guerre virtuelle.
Wardogs pourrait déclasser Call Of Duty ?
L’approche du studio Bulkhead, déjà connu pour l’excellent Battalion 1944, prend le contre-pied total des géants du marché. Ici, pas question de courir dans tous les sens ou d’enchaîner les éliminations pour obtenir la nuke. Le PDG de Bulkhead, Joe Brammer, a défini le jeu comme un FPS idéal pour les “dad gamers”. Des joueurs plus mûrs qui cherchent un aspect tactique plutôt que des gunfights frénétiques.
L’expérience repose sur des batailles massives à 100 joueurs répartis en trois factions, s’affrontant sur des zones de contrôle de 2x2 km intégrées à une carte titanesque de 256km². L’inspiration vient directement du célèbre mode King Of The Hill d’Arma 3, offrant un croisement habile entre la tactique militaire rigoureuse et l’ampleur destructrice d’un Battlefield.

La mécanique qui plaît à la communauté, c’est l’économie du jeu. Chaque soldat débute la partie avec un capital de 10.000$ et chaque bonne action de soutien ou de logistique rapporte de l’argent pour la partie suivante. Ramener des troupes en hélicoptère, soigner un allié ou construire une base met du beurre dans les épinards.
La communauté soigne ses avis après un début en demi-teinte
Malgré une évaluation globale qui a plongé à 57% d’avis positifs le soir du lancement à cause des crashs réseau et des files d’attente interminables, le jeu s’est bien rattrapé. Aujourd’hui, avec plus de 40.000 avis positifs, la tendance s’est totalement inversée. Le public loue la liberté offerte par ce bac à sable. On peut construire des fortifications pour défendre un point de passage ou raser un abri à l’artillerie lourde. Le youtubeur Skyrroz résume très bien ce que le jeu représente : “C’est Fortnite version adulte”

Ce réalisme impose en revanche une communication de proximité incontournable et punit sévèrement les loups solitaires qui refusent le jeu d’équipe. La tension sur le champ de bataille est permanente et la prudence a une vraie valeur financière, une ambiance qui rappelle celle de Escape From Tarkov. Face aux premiers retours des joueurs, un correctif a été déployé ce lundi 14 septembre pour éviter l’obtention trop rapide de véhicules lourds et pour freiner la progression soudaine de certains.
Un investissement solide pour un accès anticipé ?
Proposé au tarif de 39,99€, avant une hausse prévue à 59.99€ pour sa version finale, Wardogs est pour le moment une exclusivité PC. Les joueurs consoles devront prendre leur mal en patience, puisque les versions PS5 et Xbox Series ne sont pas attendues avant 2028 selon l’éditeur. Côté technique, bien que les graphismes accusent un léger retard assumé au profit de l’immersion, l’optimisation est largement saluée par la communauté. Il est possible de faire tourner le jeu à 1080p 60fps avec un I5 8600 et une GTX 1660, même si une configuration solide, type I7 12700K et une RTX 3070, est recommandée pour profiter pleinement du chaos ambiant.