The Defiant : Un FPS sur la résistance chinoise pendant la Seconde Guerre mondiale, héritier des grands classiques du genre

Titre original : Leur référence absolue, c'est Call of Duty : j'ai joué à ce FPS qui dévoile un pan méconnu de la Seconde Guerre mondiale

Présenté comme le “Call of Duty chinois”, The Defiant assume pleinement la comparaison avec la saga d’Activision, et plus particulièrement Vanguard. Sauf qu’ici, pas question de retourner une énième fois sur les plages de Normandie ou dans les ruines de Stalingrad. Hoothanes Entertainment nous envoie sur le front chinois de la Seconde Guerre mondiale, un théâtre ignoré par le jeu vidéo occidental. Après 30 minutes sur PC, le potentiel est bien réel, même si The Defiant a encore beaucoup à prouver.

Lors de la gamescom 2026, nous avons pu découvrir The Defiant durant une session de 30 minutes sur PC. Celle-ci comprenait une mission issue du premier chapitre ainsi qu’un passage par le stand de tir afin d’essayer plusieurs armes. Une session de questions-réponses avec Kong Yuheng, créateur du jeu et fondateur de Hoothanes, est venue compléter cette première prise en main.

La résistance chinoise : un front méconnu de la Seconde guerre mondial

Normandie, Stalingrad, Afrique du Nord… le jeu vidéo a combattu sur tous les fronts de la Seconde Guerre mondiale ou presque. The Defiant prend justement le parti de braquer les projecteurs sur un théâtre des opérations rarement représenté : la Seconde Guerre sino-japonaise et la résistance chinoise face à l’envahisseur. Hoothanes promet un FPS narratif inspiré de faits historiques mêlant affrontements à grande échelle et guérilla au fil d’une campagne pensée comme un véritable voyage dans une Chine en guerre.

Leur référence absolue, c'est Call of Duty : j'ai joué à ce FPS qui dévoile un pan méconnu de la Seconde Guerre mondiale

L'aventure se divise en quatre chapitres associés à quatre provinces et quatre saisons, pour une durée de vie avoisinant les 16 heures. L’idée est aussi simple que séduisante : montrer plusieurs régions clés du conflit au moment où elles offrent leur visage le plus marquant. Forêts enneigées, villages ravagés ou rues placées sous occupation devraient ainsi renouveler régulièrement les ambiances et les situations. The Defiant ne souhaite pas simplement raconter la guerre, mais la mettre en scène à la manière des grands FPS militaires narratifs. Infiltration, batailles rangées et séquences plus intimistes devraient ainsi se répondre.

Développé sous Unreal Engine 5, le titre n’a techniquement pas à rougir face à la crème des productions occidentales. La mission découverte faisait notamment la part belle à une atmosphère lourde, avec sa neige, ses éclairages sombres, sa fumée et ses tranchées. Les armes profitent également d’un rendu particulièrement soigné. Tout n’est pas parfait pour autant. Certains environnements manquent encore de vie, les réactions des ennemis s'avèrent limitées et l’ensemble paraît parfois trop figé. Hoothanes Entertainment en a conscience et compte bien corriger le tir d’ici la sortie.

Leur référence absolue, c'est Call of Duty : j'ai joué à ce FPS qui dévoile un pan méconnu de la Seconde Guerre mondiale

L'héritier de Call of Duty : Vanguard

Dès les premières minutes jouées, The Defiant revendique ouvertement son héritage. Après avoir progressé au cœur de tranchées enneigées, il fallait repousser les forces japonaises avant de se retrouver acculé et de résister coûte que coûte. Du FPS militaire solo dans le texte, avec une mise en scène qui évoque les anciens Call of Duty et Medal of Honor. Le jeu ne cherche pas pour le moment à réinventer la poudre, mais à la faire parler. La conclusion de cette séquence réserve même une surprise aux faux airs d’épilogue héroïque et nihiliste façon Halo : Reach. Nous n’en dirons pas davantage.

Manette en mains, les sensations de tir sont bonnes. Le fusil Hanyang, le Mauser ou encore le MP18 possèdent des comportements suffisamment différents pour donner du caractère à l’arsenal, tandis que Hoothanes cherche manifestement à respecter leur utilisation historique. Le pistolet est ainsi tenu de biais afin d’éviter qu’il ne s’enraye. Le friendly fire, particulièrement punitif, participe lui aussi à cette recherche d’authenticité et oblige à réfléchir avant de vider son chargeur au milieu de ses camarades.

Leur référence absolue, c'est Call of Duty : j'ai joué à ce FPS qui dévoile un pan méconnu de la Seconde Guerre mondiale

Il reste néanmoins du travail. Les tirs manquent encore de mordant avec des ennemis et des décors qui peinent à réagir, tandis la construction très linéaire du niveau exploré rend l'expérience très dirigiste. Plus problématique, l’intelligence artificielle ennemie s’avère prévisible, parfois même absente, quand celle des alliés assure nos arrières sans briller. Le titre de Hoothanes Entertainment maîtrise indubitablement les codes du FPS solo, mais doit affirmer son identité pour enfin sortir de l’ombre de ses illustres modèles.

The Defiant ne sortira pas avant 2 ans, à en croire les développeurs. Il est prévu sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X/S.