Amateur de braconnage virtuel et de créatures à collectionner, l’annonce d’un nouveau prétendant a forcément attiré votre attention. Face à l’indéboulonnable Pokémon, le studio Pawprint déploie Aniimo, un ambitieux Action-RPG en monde ouvert. Avec ses promesses de réalisation technique de pointe et de mécaniques de fusion inédites, ce free-to-play a de solides arguments sur le papier. Sommes-nous face à la nouvelle révolution du genre ? Ben, en fait…
Le texte qui suit est un résumé du script du Vidéo Test d'Aniimo en auto-play.
Amateur de braconnage virtuel et de créatures à collectionner, l'annonce d'un nouveau prétendant a forcément attiré votre attention. Face à l'indéboulonnable Pokémon, le studio Pawprint déploie Aniimo, un ambitieux Action-RPG en monde ouvert. Avec ses promesses de réalisation technique de pointe et de mécaniques de fusion inédites, ce free-to-play a de solides arguments sur le papier. Sommes-nous face à la nouvelle révolution du genre ?
Une exploration magnifiée par la mécanique de la fusion
L'aventure prend place sur Idyll, un territoire sauvage qui constitue une franche réussite visuelle. Le moteur 3D gère l'immensité de la carte avec une fluidité plus que correcte et des transitions de biomes sans grand temps de chargement. Si le scénario s'enlise rapidement dans les clichés avec des personnages à la candeur excessive, l'exploration s'érige en véritable pierre angulaire de l'expérience grâce au Twine. Oubliez le dressage passif : ce système intuitif vous offre l'opportunité de fusionner physiquement avec vos compagnons pour voler, nager ou grimper selon la topographie.

Le bestiaire, au design absolument adorable, réserve d'ailleurs une bonne surprise. Lorgnant du côté d'un Digimon World, le jeu permet de choisir différentes voies d'évolution pour vos monstres, conditionnées par des objectifs spécifiques. Une bien bonne idée qui apporte une vraie dimension stratégique à l'élevage. En combat, le titre mise sur l'action avec des boss "Alphas" aux patterns variés, même si l'on regrette un cruel manque d'enjeux lors des captures classiques, qui s'apparentent à de simples formalités.
L'héritage mobile
S'il n'est pas à proprement parler un gacha, Aniimo transpire l'ADN du marché mobile. L'expérience souffre d'une économie boursouflée avec une quantité astronomique de monnaies différentes à mémoriser (pièces, timbres, triangles, essences...). On passe son temps à se demander quelle devise sert à quoi. Cette lourdeur s'étend à l'interface : ouvrir le menu revient à faire face à un étalage vertigineux de 16 icônes différentes. Ajoutons à cela un gameplay devenu chaotique à la manette, tant les développeurs ont assigné de fonctions sur chaque bouton, entraînant de fréquentes erreurs de manipulation dans le feu de l'action.
Un autre point crucial concerne la dimension multijoueur. S'il est possible de former des groupes en coopération jusqu'à quatre pour affronter des boss, Aniimo reste en réalité une aventure très solitaire. En effet, la progression de l'histoire principale ne se partage absolument pas en coopération, cassant l'illusion du MMO communautaire.
En définitive, le jeu est tiraillé entre de grandes ambitions techniques et un cahier des charges beaucoup trop scolaire. Ce joli bac à sable gratuit, sanctionné d'un très honnête 14/20, possède toutes les cartes en main pour s'affiner au fil des mises à jour, mais peinera en l'état à masquer le vide de sa boucle de progression.