Le créateur de Devil May Cry et Bayonetta a déclenché une immense tempête sur les réseaux sociaux après avoir qualifié ce chef-d’œuvre de Nintendo de « putain de merde ». Dépassé par la limite de messages de X suite à ses réponses salées, le développeur a carrément souscrit un abonnement payant pour poursuivre son lynchage.
Quand Hideki Kamiya a une idée en tête, il ne fait pas les choses à moitié, quitte à sortir la carte bleue pour pester en toute liberté. Le légendaire concepteur japonais, connu pour son tempérament volcanique et son absence totale de filtre, s'en est une nouvelle fois pris à l'un des monuments du jeu vidéo : The Legend of Zelda : The Wind Waker. Si la rancœur du développeur envers l'épisode GameCube est de notoriété publique, la violence de sa dernière charge a provoqué un séisme d'une rare intensité au sein de la communauté gaming.
Acheter The Legend of Zelda : Ocarina of Time sur Nintendo Switch 2 chez Amazon
Pourquoi Hideki Kamiya déteste-t-il autant Zelda Wind Waker ?
L'élément déclencheur est survenu sur le réseau social X, où le papa d'Okami et de Resident Evil 2 a répondu à un utilisateur évoquant ses doux souvenirs d'enfance sur le titre de Nintendo. Sans aucun préambule corporatif, Hideki Kamiya a partagé sa vision très personnelle de cette aventure maritime :
C’est pour moi une putain de merde où on agite inutilement la tactique sur l’immense mer pour changer la direction du vent juste pour chercher des coffres au trésor…
それは俺的に大海原で無駄にタクト振って風向き変えて宝箱さがすだけのクソ… https://t.co/qmYr2yvXfT
— 神谷英樹🍀 Hideki Kamiya🍀 (@HidekiKamiya_X) September 14, 2026
Pour le game designer, les mécaniques centrales du jeu relèvent du calvaire : la navigation interminable, le besoin constant de réorienter les vents à la Baguette des Vents pour avancer et la quête des fragments de la Triforce assimilée à du remplissage artificiel. Une critique technique ciblée qui frappe là où le jeu d'origine faisait effectivement débat à sa sortie en 2002.
Comment les fans Nintendo ont réagi à ces insultes ?
Sans surprise, la prise de parole de l'ancien créatif de PlatinumGames a agi comme une provocation pour les fans de la franchise. Des centaines d'internautes ont envahi ses mentions pour défendre la direction artistique intemporelle en cel-shading et l'atmosphère poétique du voyage de Link.
Fidèle à sa réputation, le concepteur s'est mis à répondre individuellement à une avalanche de détracteurs en enchaînant les invectives. La cadence était telle que Kamiya a rapidement heurté le plafond quotidien de publications imposé par la plateforme aux comptes gratuits. Loin d'en rester là, l'homme a payé dans la foulée un abonnement X Premium afin de lever cette barrière technique et poursuivre ses provocations.
Sur les forums comme Reddit, le comportement du développeur a suscité un mélange de stupeur, d'agacement et de fascination :
- De nombreux joueurs pointent du doigt une attitude jugée puérile et agressive, estimant qu'il devient ridicule d'investir de l'argent dans un réseau social uniquement pour bloquer et invectiver des fans.
- D'autres réagissent avec humour, considérant que se faire bloquer par Kamiya ou le voir s'énerver fait partie de son personnage public et d'un folklore désormais bien établi.
- Une frange de passionnés rappelle toutefois que ses griefs sur le gameplay étaient fondés, au point que Nintendo avait dû intégrer la Voile Rapide et alléger la recherche des trésors dans la version The Wind Waker HD sur Wii U.
Un clash entre deux légendes du jeu vidéo japonais
Cette nouvelle polémique ne risquent pas d'ébranler le statut d'icône culte de The Wind Waker. Si la charge de Kamiya est frontale, elle met en lumière la frontière ténue entre la contemplation voulue par les équipes d'Eiji Aonuma et l'ennui mécanique ressenti par une partie des joueurs face aux temps morts.De son côté, Hideki Kamiya conforte son image d'électron libre et de provocateur ultime du paysage vidéoludique. On change pas une équipe qui gagne !