Sept ans après la sortie de Gears 5, The Coalition vous invite à vivre les terribles événements qui ont eu lieu 14 ans avant le premier Gears of War. Voilà qui ne se refuse pas ! Les Locustes sortent du sol : plus rien ne sera jamais comme avant. Sauf Gears of War.
La rédaction de JV vous donne rendez-vous demain pour découvrir le test complet de Gears of War E-Day. Nous souhaitons tester le multijoueur sur les serveurs publics qui viennent seulement d’ouvrir. Le multi étant très important dans Gears of War, nous préférons vous livrer notre verdict final un peu plus tard. Voici néanmoins nos impressions sur la campagne, impressions qui seront détaillées dans notre test. Toutes les captures d'écran viennent du mode Performances sur Xbox Series X
E-Day : Une journée en Enfer
C’est probablement l’événement majeur de tout l’univers de Gears of War, et vous allez le vivre en direct. Le jour de l’émergence, l’E-Day, représente le moment où les Locustes sont sortis du sol pour attaquer les humains de Sera. La proposition est intéressante : elle permet aux petits nouveaux de découvrir Gears avec une préquelle, mais aussi d’attirer les fans qui ont toujours voulu savoir à quoi ressemblait l’arrivée des Locustes. C’est la ville de Kalona, l’une des premières à être attaquée par les terribles créatures, qui sert de terrain de jeu à cette aventure.

La chute de la cité se fait en 3 jours. Cela représente 15 heures de jeu en “Normal” avec la plupart des quêtes annexes effectuées. L’histoire nous plonge dans la panique causée par l’arrivée de ces envahisseurs intra-terrestres, et plus précisément sur ce qui doit être fait pour sauver un maximum de civils. On est pris dans ce scénario haletant où tout semble perdu d’avance. Nous avons cependant quelques réserves sur le développement des personnages principaux. Carter et Reyes, de notre escouade, tentent d’apporter de la profondeur au récit, mais leurs histoires sont finalement assez banales.
Pour le reste, The Coalition respecte sa promesse : on a vraiment l’impression d’assister à la destruction d’une ville par une espèce barbare. Que ce soit en pleine ville ou à la campagne, le solo s’efforce de montrer la cruauté des Locustes tout en nous faisant visiter du pays. Le jeu dispose bien d’une VF, mais ce n’est pas José Luccioni qui incarne Marcus. Globalement, les voix françaises font le job et respectent le ton bourrin de la série.

Des graphismes à pleurer
Gears of War : E-Day est tellement bon que, si on nous disait que c’était un jeu de lancement de la future Xbox Helix, on y croirait presque ! Pour du 4K/60fps sur Xbox Series X, c’est très impressionnant. Les Gears of War ont toujours été des vitrines de l’Unreal Engine, mais là, on est sur un autre niveau. Le plus fou, c’est que la vaste aire de jeu n’est pas statique. Le décor s’effrite, bouge, explose… de quoi le rendre plus vivant alors que les morts jonchent le sol. La Series X toussote à certains moments pour maintenir les 60fps dans les séquences les plus chargées, mais dans l’ensemble, c’est d’une fluidité exemplaire.

Bien sûr, une technique solide, ça fait plaisir aux yeux, mais si ça ne sert pas le gameplay, alors ça ne sert pas à grand-chose. Heureusement, dans E-Day, elle répond à tout ce que l’on demande d’un Gears. Le moteur physique est utilisé à bon escient, les décors qui explosent font des brèches dans les zones de couverture, et surtout, les destructions précises donnent un incroyable punch aux impacts. Résultat : les sensations, pendant les gunfights, sont excellentes. N’est-ce pas ça, ce que l’on demande à un Gears ?

Acheter Gears of War E-day chez Amazon
Gears of War E-Day : un retour aux sources aussi pour le gameplay
Si vous avez toujours aimé le gameplay TPS cover-shooter de la série, on ne voit vraiment pas comment vous pourriez ne pas aimer ce nouvel épisode. Le saut et la glissade rendent les contrôles encore meilleurs, car ils retirent un peu plus le côté lourdaud des Gears. Est-ce que le gameplay est classique ? Oui, mais du classique extrêmement efficace, fruit d’une formule affinée, souvent copiée mais jamais égalée.
L’intelligence artificielle des monstres comme des soldats est plutôt bonne. Les comportements sont crédibles et si nous n’échappons pas de temps à autre à un personnage qui se bloque, il n’y a pas de gros bugs à signaler. Nos alliés viennent nous relever rapidement et font de vrais dégâts aux ennemis. Ils ne tirent pas juste pour l’ambiance, quoi.

Cet épisode se libère des séquences de tower defense et de pilotage de véhicules aperçues dans les derniers volets pour revenir aux bases. C’est du “moi vois, moi tue” à l’ancienne, sans infiltration, sans gestion, avec des portes qui s’ouvrent quand tous les adversaires sont morts. C’est archaïque, sûrement, mais ça fonctionne dans un jeu qui se joue en coop locale à 2, ou jusqu’à 4 en ligne.
Monde semi-ouvert, système d’améliorations… quand Gears 5 s’invite à la fête
Même s’il veut retrouver la simplicité de la première trilogie, E-Day reprend deux éléments du précédent volet. Le premier est le système d’amélioration. Jack n’est pas là, mais il y a des mods à installer sur ses armes et sur son armure afin de gagner en puissance et en résistance. Vous voulez ajouter une baïonnette à votre shotgun ? C’est possible ! Ces mods se trouvent dans des caisses cachées dans la ville ou en accomplissant des quêtes annexes. Les collectibles ne sont pas compliqués à trouver : un son indique que le joueur est près de l’objet et il suffit d’ouvrir la map ou d’activer le filtre d’objectif pour localiser les caisses.

Dans sa structure, E-Day reprend l'idée de monde plus ouvert. Il y a un hub centra, à savoir la ville de Kalona, qui donne accès à des missions principales 100 % linéaires. Néanmoins, ici, tout est plus condensé et surtout beaucoup moins vide. Les missions secondaires, que l’on débloque en faisant du tourisme, nous demandent de repousser des vagues de Locustes pour sauver des survivants. À l’instar de Gears 5, ces quêtes annexes sont répétitives. On a vu plus original.

L’aspect ouvert de la ville n’est pas toujours extrêmement bien géré. Par exemple, il faut parfois rester dans le périmètre de l’objectif principal à accomplir… ce qui empêche d’aller vers une caisse visible à quelques mètres. Elle est là, devant nous, mais si on va la chercher, c’est le game over qui s’affiche ! La campagne s’autorise aussi quelques allers-retours déguisés : on change le moment de la journée, on casse un peu plus le quartier et ça ressemble à un nouveau lieu.

Portée par des missions principales d’excellente qualité, la campagne est spectaculaire. Certes, The Coalition ne réinvente pas la roue, ou plutôt l’engrenage, et nous aurions apprécié des héros plus développés ainsi qu’un monde semi-ouvert mieux travaillé, mais il s’agit d’un AAA maousse costaud. Il ne nous reste plus qu’à nous lancer dans le multijoueur pour vérifier toutes nos bonnes, que dis-je, excellentes impressions.