Gears of War E-Day : un chef-d'œuvre graphique et une aventure intense sur Xbox Series X

Titre original : Test du jeu Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Sept années après la sortie de Gears 5, la série lancée par Epic Games reprise par The Coalition revient avec une préquelle plutôt qu’une suite. Le destin de Kait Diaz garde ses points de suspension car les joueurs sont invités à plonger dans une parenthèse désenchantée, celle du jour de l’invasion des Locustes. Un retour aux sources aussi bien pour les soldats de la CGU que pour Microsoft qui fait de E-Day le nouveau porte-étendard des exclusivités Xbox. Ça passe… et ça fracasse !

Conditions du test

Nous avons joué à Gears of War E-Day sur Xbox Series X. Toutes les captures d’écran de cet article ont été capturées en mode Performances (4K/60fps) au cours de nos phases de jeu. Nous avons terminé l’aventure en 15 heures en difficulté normale après avoir bouclé une bonne partie des quêtes secondaires. Ce test prend en compte le mode multijoueur.

E-Day de génie

Les fans de Gears of War ont des nœuds au cerveau depuis 2019. Où est la Reine Reyna ? Est-il encore possible de détruire l’Essaim ? Quelles sont les conséquences du choix entre Del et JD ? Au lieu de continuer l’histoire un rien alambiquée de Gears 5, The Coalition nous enterre dans les bases de la série, celles du jour de l’émergence, “E-Day” pour les intimes. Décrite à plusieurs reprises au cours de la trilogie initiale comme étant la source de la guerre contre les Locustes, ce qui est normal quand des monstres sortent du sol et tuent tout ce qui leur passe sous les griffes, cette manifestation mortifère est le point de départ de ce nouvel épisode.

Les Gears vont tenter de sauver les survivants de Kalona.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Sur le papier, Gears of War : E-Day est une excellente idée. Il donne l’opportunité aux nouveaux joueurs de découvrir une saga dont l’histoire a connu de nombreuses ramifications, tout en offrant aux fans "hardcore" le frisson de vivre ce qui a toujours été raconté, mais jamais joué... Le jour infernal où tout a basculé. L’aventure s’ouvre quelques minutes seulement avant que la première brèche ne s’ouvre dans les rues de Kalona, une ville industrielle jusqu’à présent connue pour les Kalona Eagles, la célèbre équipe de Thrashball. De Cole au “Hole”, il n’y a qu’une lettre que les Locustes vont définitivement changer avec une pointe de crayon rouge sang.

Un Brumark dans la ville !

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

L’histoire de GoW : les mots ne sont pas plus forts que les armes

Manette – et Lanzor – entre les mains, la chute de Kalona se (sur)vit en 3 jours. Cela représente approximativement 15 heures de jeu en “Normal” avec la plupart des quêtes annexes effectuées. Le scénario se suit avec intérêt, quand bien même il survolerait le développement des personnages principaux. Carter et Reyes sont là pour montrer les fissures sous l’armure, l’âme meurtrie derrière le soldat qui se doit d’être infaillible. Cela aurait pu être touchant si tout avait été fait avec moins de facilité. “J’ai pas besoin que tu me balances des banalités”, s’emporte Dom à un moment de l’aventure. C’est un peu ce que l’on se dit, en tant que joueur, durant la majorité des dialogues.

Vous allez nous dire que Gears n’a jamais brillé par la profondeur de ses personnages, et vous avez raison. Le problème, c’est que l’histoire s’intéresse plus aux nouveaux héros qu’à la relation entre Marcus et Dom. Heureusement, The Coalition n’a pas menti sur la marchandise : on a vraiment l’impression d’assister au saccage, puis à la destruction d’une ville par une espèce barbare. À ce titre, les Locustes sont plus terrifiants que jamais dans leurs agissements et leurs comportements.

Des bâtiments entiers s'écroulent devant le joueur.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Là où Gears 5 pouvait être schématisé par des batailles dans le désert et sur la mer de glace, E-Day pourrait être résumé à des affrontements en ville et à la campagne. De la banlieue boisée au centre-ville bétonné, le terrain de jeu s’efforce d’apporter la diversité que nous sommes en droit d’attendre d’un blockbuster de ce type. Quartiers en ruine, boutiques, hôpital, usine, port, forêt… Marcus et son escouade vont vous faire voir du pays sans donner l’impression de devoir cocher des cases.

E-Day apporte pas mal de variété dans ses lieux et ses ambiances.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

On aurait pu craindre que le départ de Ramin Djawadi, le compositeur des musiques de Game of Thrones qui a travaillé sur Gears 4 et 5, soit préjudiciable à la qualité des compositions de E-Day. S’il faut reconnaître qu’aucun grand thème n’émerge de la proposition, la bande-son de cet épisode est formidablement éclectique. On va de l’orchestral épique au métal énervé, en passant par les nappes de synthé aux frontières de l’électro musclée. On entend même du Metallica à la fin du périple. Du côté du mixage, les voix sont un peu trop étouffées. Nous avons descendu les musiques à 90/100 et les FX à 80/100 pour bénéficier d’un meilleur équilibre du côté de l’audio.

Gears of War E-Day en VF ? Ça fait : “Engrenage de Guerre” !

Si vous vous posez la question, oui, le jeu est intégralement doublé en français, mais non, nous ne retrouvons pas José Luccioni pour incarner Marcus. La nouvelle voix de Fenix est très grave et colle plutôt bien à notre héros bodybuildé. Dans l’ensemble, la VF est tout à fait convenable.

Les monstres sont partout.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Les développeurs ont en tout cas respecté une règle d’or : savoir soigner son entrée et sa sortie. Gears of War E-Day frappe fort dès son premier Acte, puis se termine en véritable apothéose. De quoi regarder défiler le générique de fin avec le sourire aux lèvres et la larme à l'œil. Pas à cause d’une séquence pleine d’émotion, non, mais grâce aux graphismes totalement dingues.


Gears of War E-Day est LA mandale graphique de 2026

Gears of War E-Day s’efforce de maintenir son statut de jeu blockbuster – porte-étendard du retour des exclusivités Xbox – avec la force brute d’un Brumak. À bout de bras, il soulève le hardware de la Series X pour la mettre à bout de souffle. Dieu que c’est beau, fluide, détaillé ! De mémoire de joueur, on a rarement vu un titre aussi fou graphiquement en 4K/60fps sur console de jeux, PS5 Pro comprise. Gears 5 a prouvé que l’équipe de The Coalition était composée d’excellents artistes, E-Day nous convainc qu’il y a désormais des mages noirs dans les rangs du studio canadien. Oui, les Gears of War ont toujours été des vitrines technologiques de l’Unreal Engine, mais là, ça va loin.

"Il est beau mon Gears, for sure !"

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Chaque recoin de Kalona est à tomber à la renverse. Que ce soit dans les textures, dans les détails ajoutés pour donner du relief ou dans les effets de lumière jouant sur les contrastes… le jeu ressemble à un gigantesque artwork interactif. Vos TVs/écrans OLED vous remercieront de les nourrir avec un tel déluge de sources lumineuses capables de projeter les ombres des personnages (merci MegaLights). Même les culs-de-sac dans les tunnels sombres sont modélisés au-delà du raisonnable. Le plus fort, c’est que de multiples objets sont destructibles et/ou possèdent un moteur physique. Cela donne un côté vivant à ce monde où rôde la mort.

Ouvrez les yeux, laissez entrer la lumière !

Gears of War E-Day est superbe, même en 60fps. Le niveau de détail est hallucinant, que ce soit sous les ponts, dans les stations de métro ou sous la terre… des lieux qui bénéficient rarement d’un soin particulier dans les jeux habituels. Malheureusement, il n’y a pas (encore ?) de mode photo pour profiter de tout ça tranquillement.

Même les impasses sont magnifiques.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

E-Day prend un malin plaisir à en faire des caisses avec ses impacts. Les balles effritent le décor et dépècent les adversaires dans un déluge de poussière, de faïence brisée, de bois brûlé et de tripes. Lors des gunfights, les environnements s’effeuillent comme une strip-teaseuse face à un futur marié moqué par ses amis alcoolisés : avec autant de savoir-faire que de vulgarité assumée. Ça pétarade, ça pète les morceaux d’armure, ça explose le décor et ça expose les opposants qui se croyaient planqués. Les projectiles fusent aussi vite que les mots crus. “On dirait une couille volante”, lance un soldat devant un monstre volant globuleux. “Ça pue comme un pet vieux de 200 ans”, dira-t-il plus tard. Dans le ton et la forme, l’esprit Gears of War est là.

Ça va trancher, chérie.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Le nombre de détails défie les conventions : les vitres explosent avec précision, les pneus éclatés baissent les voitures, le sang crée des traînées rougeâtres quand un adversaire blessé rampe au sol, tapis rouge à suivre pour montrer aux Locustes qui est la star. The Coalition a tellement confiance en ses assets graphiques que toutes les cutscenes sont ingame, en 60fps si vous jouez en “Performances”. Il n’y a donc pas de baisse de framerate pendant les cinématiques, et puisque ce sont les modèles du jeu qui sont utilisés, on retrouve dans ces séquences les armes équipées. Cette maestria technique fait cependant hurler la Series X qui peine à afficher un 60fps constant durant les passages les plus chargés en ville. Nous espérons qu’un patch viendra corriger ça.

Dites-vous que c'est en 60fps sur Series X, et non en 30 !

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Des Locustes éparpillés pour un gameplay recentré

Si les graphismes d’E-Day sont dans le futur, le gameplay, lui, regarde dans le rétro. Les mécaniques cover-shooter sont très proches de ce que nous connaissons tous. Les ajouts de la glissade et du saut (bah oui, ils sont plus jeunes, nos Gears), s’ils ne transcendent pas l’expérience générale, ont au moins le mérite de rendre nos guerriers moins patauds. Le saut reste globalement sous-exploité en combat par rapport à leur utilisation durant l’exploration, mais on apprécie le fait que les ennemis aussi jouissent de cette capacité. Ne pensez pas voir un Boomer rester tranquillement dans un bâtiment s’il peut passer par une vitre. Les puristes regretteront peut-être l'absence de duels à la tronçonneuse et la disparition du bouclier “humain”, enfin, Locuste.

Souvent, E-Day va du côté de l'horreur.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Les Locustes, parlons-en. Ce sont des harceleurs ! La plupart du temps, il est nécessaire de se coller à un élément du décor afin d’éliminer les Drones sans risquer de se prendre une balle de sniper entre les deux yeux. Zoner tranquillement est rarement conseillé : il y a régulièrement des Rebuts et des Tickers qui cherchent à nous déloger. Du classique ? Oui, mais du classique qui continue d’être ce qui se fait de mieux en termes de TPS cover-shooter. L’intelligence artificielle, qu’il s’agisse des monstres ou des alliés, fait le taf. Il m’est arrivé de poser la manette à un moment pour voir si mes camarades s’en sortaient sans moi, et ils ont réussi comme des grands. Les nouveaux adversaires nous obligent à bouger et à nous occuper immédiatement d’eux avant le reste de la horde, tant ils sont puissants.

Ces boules volantes sont des plaies à éliminer.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Voulant rester solide sur ses appuis, cet épisode se libère des séquences de tower defense et de pilotage de véhicules aperçues dans les derniers volets. Les tourelles et autres herses sont à transporter comme des grenades. Plutôt que de s'éparpiller, E-Day se recentre. C’est du “moi vois, moi tue” à l’ancienne, sans infiltration, sans gestion (même s’il est possible de marquer des cibles). C’est un pur TPS archi violent où il faut savoir se placer, viser, esquiver.

La grammaire du jeu peut paraître archaïque en 2026 avec, par exemple, des portes qui s’ouvrent magiquement quand tous les ennemis sont morts. Ça fait un peu tache pour l’immersion, mais il faut se rappeler que E-Day est pensé pour la coop et qu’il y a des contraintes à accepter pour cette raison. À 4 joueurs en ligne ou deux en écran partagé, le jeu de Microsoft fait donc mieux que la plupart de ses concurrents.

Campagne en coop, à deux sur le canapé… comme à la belle époque !

La campagne est jouable en écran partagé à deux joueurs. Dans cette configuration, le jeu est évidemment moins joli et passe forcément en 30fps. Les deux joueurs doivent rester relativement proches : s’il y en a qui s’éloigne trop, un message lui dit de rejoindre l’escouade. S’il ne le fait pas, il est téléporté près de cette dernière.

Une campagne jouable en coop ? Ça ne se refuse pas !

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Les armes et les armures d’abord !

The Coalition a également modifié la dimension RPG de Gears 5 qui était pourtant très light. Le petit robot Jack n’étant pas là, le joueur doit avancer sans ses capacités… et donc sans son arbre de compétences. Ici, la personnalisation passe par des Caches de ravitaillement disséminées dans la ville octroyant la faculté de choisir et d’améliorer son équipement, qu’il s’agisse de ses armes, de ses capacités tactiques ou de son armure. Avec 10 armes à équiper, sans compter les pétoires laissées par les Boomers, l’arsenal est particulièrement varié. Les upgrades se font via des mods à dénicher grâce à des caisses posées à l’intérieur des niveaux, ou en réussissant des objectifs annexes. Ce qui est intéressant dans ce système, c’est que l’on peut façonner un arsenal à notre goût, en ajoutant par exemple une baïonnette au fusil à pompe ou des balles incendiaires à l’éventreur, par exemple.

J'ai un petit coup de coeur pour le Breechshot.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Les collectibles ne sont pas compliqués à trouver : un son nous indique que nous nous approchons de l’objet, et il suffit d’ouvrir sa map et de mettre le curseur dessus pour que son emplacement apparaisse en surbrillance. Ils sont parfois gardés par des Locustes, alors pensez à sortir le fouet quand vous enfilez votre chapeau de chasseur de trésor. Les items à récupérer sont à retrouver dans les menus du jeu avec un peu de texte afin d’expliciter les événements du jeu, ils sont donc loin d’être inutiles.

Tout est indiqué sur la map, même les collectibles.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Enfin, les emplacement de mods se débloquent de la même manière que le reste, ce qui amène une limite : vous pouvez avoir toutes les améliorations du monde en stock, si vous n’avez pas assez de slots disponibles pour votre arme fétiche, alors elles ne vous serviront pas à grand-chose. Globalement, nous n’aurions pas été contre plus d’emplacements de mods pour les équipements, histoire de motiver le joueur à s’investir encore plus dans la personnalisation de son build. Puisque tout l’intérêt de l’exploration repose sur les caisses à retrouver, nous aurions tout simplement aimé que le système soit plus profond.

Face à des créatures affreusement nombreuses, les munitions se ramassent aisément dans les rues. Après tout, Kalona était une ville importante pour la CGU dans l'effort de guerre durant les Guerres Pendulaires, donc pourquoi pas ? Ce qui est certain, c’est qu’en difficulté “Dément”, on remercie de trouver ces ressources sans avoir besoin d’effectuer des allers-retours !

Une journée normale dans le monde de Gears of War.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Un monde semi-ouvert ? Une aventure linéaire ? Les deux mon capitaine, et que ça saute !

Dans sa structure, E-Day s’inspire de Gears 5. Il y a un monde central plus ouvert, à savoir la ville de Kalona, qui donne accès à des missions 100 % linéaires. La cité est autrement plus riche que le désert ou le lac gelé de son prédécesseur : tout est plus condensé, plus vertical, avec plein d’immeubles à visiter. Les missions secondaires, que l’on débloque en faisant du tourisme, nous demandent de repousser des vagues de Locustes pour sauver des survivants (ou d’autres Gears). On a vu plus original, c’est sûr, mais il faut se rappeler que le monde est en train de s’écrouler, littéralement. Partir à la rescousse des derniers civils devient l’unique raison de rester à Kalona.

Les quêtes annexes se résument à aider les civils et les Gears de Kalona.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Alors, est-ce que cette cité semi-ouverte charmera ceux qui avaient détesté les longues balades en skiff à la recherche d’avant-postes à vider ? Même si les objectifs sont répétitifs, le fait que tout soit plus concentré permet de maintenir le rythme. C’est un bon point. Ce que nous reprochons, c’est l’exploration sabotée de temps à autre par le fait de devoir – quand le jeu le décide – rester dans le périmètre de l’objectif principal à accomplir. C’est rageant quand on s’aperçoit qu’on a oublié un secret dans la zone précédente. Le collectible est là, à quelques mètres de nous, mais si on va le chercher, c’est game over !

L’épopée s’autorise aussi quelques allers-retours déguisés : on change le moment de la journée, on casse un peu plus le quartier et hop, ça ressemble à un nouveau lieu… mais nous ne sommes pas dupes. Nous sommes donc légèrement mitigés sur ce point, d’autant plus que le jeu nous emmène à trois reprises sur le même pont. Et il n’y a rien de plus barbant en matière de level-design qu’un pont, n’est-ce pas ?

J'espère que vous aimez les ponts, car vous allez en voir !

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Portée par des missions principales d’excellente qualité, la campagne est impressionnante. Dotée d’un rythme effréné, pleine de boss qui remplissent parfois tout l’écran, racontée de manière à amener du mystère même si les fans connaissent la suite, elle enchaîne les passages épiques. Nous préférons ne pas trop en dire pour vous laisser les (bonnes) surprises, mais il y a des séquences qui valent le détour et qui s’inscrivent d’emblée dans les meilleurs moments proposés par toute la saga. Rien que ça ! Le jeu de The Coalition, tout AAA qu'il est, n’oublie pas d’être un “vrai” jeu vidéo qui laisse de la liberté aux joueurs dans la manière de contourner d’affronter les problèmes.

Le gameplay du jeu autorise tous les plans, même les plus foireux.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Gears of War E-Day : un multijoueur bien plus grand qu'un simple mode

Il est courant de parler de mode multijoueur dans les jeux possédant une campagne. Dans le cas de Gears, le multi est tellement important que c’est presque la campagne qui pourrait être vue comme un simple mode solo ! L’attrait de cet épisode repose sur le mode Horde Siege. Trois escouades de quatre guerriers évoluent sur une des trois grandes maps disponibles au lancement pour accomplir divers objectifs avant de devoir évacuer à bord d’un Faucon. Chaque équipe a ses objectifs, et il n’est pas rare de se croiser sur la map et de s’entraider.

Aux armes, citoyens !

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

C’est à la fois violent, bourrin et tactique. En nous forçant à courir aux quatre coins de la map, E-Day diversifie la formule Horde pour la rendre encore plus divertissante. Quand 12 joueurs se retrouvent face à un boss, les batailles prennent une ampleur jamais vue dans un GoW. Ce n’est pas parce que le mode Siege est la star de E-Day que le reste a disparu. Un mode Horde plus classique est bien là avec, ici, 10 vagues d’adversaires à repousser. Notre regret, c’est qu’il s'apparente à un mode Siege déguisé, intégrant lui aussi les autres équipes et des quêtes annexes. Peut-être aurait-il fallu laisser une approche plus traditionnelle afin de satisfaire les puristes.

Le genre de délire qui arrive pendant une partie Horde Siege.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

En Horde Siege, Gears propose un système de classe avec l’Assaut (équilibré), le Briseur (combat rapproché), le tireur d’élite (combat à distance) et le médecin (soigneur). Il y a bien entendu une multitude d’éléments à personnaliser (skin, pose, drapeau). Gagner de l'XP fait gagner des niveaux et débloque des améliorations. La santé max et les dégâts causés augmentent aussi en atteignant certains paliers. Très clairement, il va falloir beaucoup jouer pour atteindre le niveau max de chaque classe.

L'équipe qui s'en va avec le Raven nous aide gratos en quittant la mission.

Gears of War E-Day : graphiquement, c’est du jamais vu sur console. Et pour le reste ?

Le mode Bataille PvP en 4v4 est lui aussi présent. Inutile de mentir : ce mode n'est pas pensé pour les débutants. Au moment où nous écrivons ces lignes, le spam du fusil à pompe et les déplacements “wallbounce” maîtrisés par les habitués rendent les parties frustrantes pour ceux qui découvrent. Vous l’aurez en tout cas compris, The Coalition a une nouvelle fois fait un gros travail pour attirer les fans de PvE et de PvP. Le temps nous dira si le studio parviendra à les garder.

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Conclusion

Points forts

  • Une véritable claque visuelle en 4K/60fps
  • Des Gears plus agréables à contrôler grâce au saut et à la glissade
  • Excellentes sensations de tir avec des impacts puissants fidèlement reproduits
  • Abandon des séquences tower defense pour se focaliser sur l’essentiel : l’action
  • Mode Siege explosif et fun en multi
  • Les armes à modifier apportent un plus appréciable

Points faibles

  • La zone ouverte de la ville de Kalona a quelques limites frustrantes
  • Les objectifs secondaires sont trop répétitifs pour des récompenses pas toujours motivantes
  • Des personnages principaux dont on peine à s’attacher pendant la campagne
  • Un 60fps qui toussote dans les moments les plus chargés, sur Series X
  • Le mode Horde (“classique”) aurait mérité une approche plus traditionnelle pour satisfaire tout le monde

Note de la rédaction

17

Gears of War E-Day est-il le jeu exclusif à la Xbox Series X/S que les joueurs PS5 vont jalouser ? Peut-être. Le blockbuster archi violent de The Coalition met une véritable torgnole graphique en 4K/60fps, la plus impressionnante vue sur console à ce jour. Classique sans être rouillé, le gameplay se focalise sur l’essentiel plutôt que de s’éparpiller. Décors qui partent en morceaux, impacts saisissants, ennemis qui bougent bien… le soft déploie ses efforts là où ils doivent être pour un GoW. Avec des personnages moins plats et plus de variété dans ses quêtes annexes, la campagne d’E-Day se serait facilement imposée comme la meilleure de la saga, première trilogie comprise. Jouable seul ou à plusieurs via un mode multijoueur particulièrement fun, ce Gears of War frappe très fort.

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