Guns of Eschaton : Un FPS Western inspiré des Souls avec un gameplay exigeant et une direction artistique marquante

Titre original : C'est le Dark Souls des FPS dans un univers western ! Mon avis après 2 heures sur Guns of Eschaton

Comparer un jeu à Dark Souls est devenu un réflexe presque trop facile tant l’œuvre de FromSoftware a marqué le jeu vidéo moderne. Mais dans le cas de Guns of Eschaton, l’étiquette de “Souls-like des FP” n’a rien de forcée. Développé par Eschatology Entertainment et édité par 4Divinity, ce western apocalyptique transpose les fondamentaux du genre dans un shooter à la première personne. Voici nos impressions après deux heures sur PC.

La rédaction de JV a pu découvrir la démo de Guns of Eschaton qui sera proposée aux joueurs à l’occasion du prochain Steam Next Fest d’octobre 2026. Durant deux heures sur PC, nous avons eu le temps d’en explorer une bonne partie sans pour autant en faire le tour, tant cette version est généreuse en contenu. Suffisamment, en tout cas, pour comprendre la philosophie du projet et mesurer ce qui distingue ce FPS des autres représentants du genre.

C'est le Dark Souls des FPS dans un univers western ! Mon avis après 2 heures sur Guns of Eschaton

Un univers western fantastique

Guns of Eschaton nous jette dans un Far West ravagé par "l’Embrasement", une apocalypse mystique ayant déformé la réalité, mais aussi les croyances. Le joueur émerge sans réellement savoir qui il est ni où il se trouve avant d’être abattu par un mystérieux Cavalier noir. La mort n’est toutefois qu’un contretemps. Notre héros revient à la vie et débute sa traque, condamné à mourir, ressusciter et poursuivre cet antagoniste dont le rôle s’annonce central. L’histoire demeure volontairement cryptique et ne livre ses réponses qu’au compte-gouttes, notamment par l’intermédiaire de PNJ eux-mêmes peu loquaces.

Ce choix narratif sied à un monde rongé par les forces occultes. Les villes poussiéreuses et les paysages de l’Ouest américain côtoient des créatures surnaturelles, tandis qu’une imagerie religieuse et ésotérique imprègne l’aventure. Cette vision de l'ouest sauvage m’a rappelé, pour mon plus grand plaisir, le manhwa Priest de Hyung Min-woo, qui mélangeait lui aussi western, horreur et mysticisme. Un Codex cherokee accompagne d’ailleurs l’exploration et permet d’en apprendre davantage sur les créatures et les secrets de cet univers. Il faudra survivre pour comprendre ce qui se trame.

Développé sous Unreal Engine 5, Guns of Eschaton n'est pas pour autant une vitrine technologique. Techniquement parlant, le résultat est solide et parfaitement acceptable pour un jeu de 2026, sans véritablement se distinguer de la concurrence. Sa direction artistique, en revanche, met dans le mille. L’identité visuelle est reconnaissable, brutale, étrange et suffisamment forte pour donner envie de voir ce qui se cache derrière une bâtisse ou au fond d'un canyon. La patte de Viktor Antonov, connu pour avoir façonné les esthétiques de Half-Life 2 et Dishonored (excusez du peu), se ressent ici. Personnellement, j'adore.

C'est le Dark Souls des FPS dans un univers western ! Mon avis après 2 heures sur Guns of Eschaton

Le Dark Souls des FPS

C’est toutefois manette en mains que la comparaison avec la saga des Souls prend tout son sens. Guns of Eschaton n’est pas un FPS où il suffit d’entrer dans une pièce et d’arroser tout ce qui bouge. Les ennemis sont coriaces dès les premières minutes et exigent d’être observés avant d’être confrontés. Il faut comprendre leurs comportements, exploiter leurs faiblesses et viser certaines zones dans un ordre précis afin d’optimiser les dégâts. L’échec fait partie de l’apprentissage et, comme chez FromSoftware, la mort donne envie de revenir pour régler ses comptes.

Le rythme est donc bien plus méthodique que dans un Call of Duty ou un Doom. Il faut prendre son temps, analyser la situation, choisir les bonnes munitions et viser juste sous peine de manger les pissenlits par la racine. Le revolver participe à cette tension puisqu’il se recharge comme une arme de l’époque, balle après balle, ce qui oblige à surveiller le barillet. Se retrouver à sec au mauvais moment se paie cher. Plusieurs types de munitions permettent heureusement de s’adapter aux situations, encore faut-il s'être préparé en conséquence.

Le corps-à-corps n’est pas oublié avec des mécaniques d’esquive, de blocage et de contre qui réclament elles aussi un timing précis. Guns of Eschaton assume pleinement sa nature punitive, tant la moindre erreur peut s’avérer fatale. La dimension RPG repose notamment sur la progression du personnage, avec des feux de camp et un système rappelant celui des âmes, auxquels s’ajoutent compétences, armes et équipements. De quoi optimiser son build selon son style de jeu, sans pour autant révolutionner le genre. Sur le papier, rien de bien nouveau donc, mais l’ensemble fonctionne et s’intègre naturellement à cette formule hybride.

C'est le Dark Souls des FPS dans un univers western ! Mon avis après 2 heures sur Guns of Eschaton

Guns of Eschaton est un petit coup de cœur. Eschatology Entertainment doit encore prouver que son concept saura tenir sur la durée, mais cette première rencontre a largement suffi à me convaincre de son potentiel. Son univers western dark fantasy possède une vraie personnalité et son gameplay parvient à transposer avec intelligence les grands principes du souls-like dans un FPS exigeant. Il me tarde de poursuivre cette traque surnaturelle.