En franchissant la barre des 250 millions de dollars au box-office mondial, le tout nouveau film Resident Evil réalisé par Zach Cregger crée la surprise générale. Sans adapter l’histoire des jeux vidéo ni faire apparaître leurs héros célèbres, ce reboot s’impose déjà comme le plus grand succès critique de l’histoire des adaptations des jeux vidéo.
Moins de trois semaines après sa sortie officielle, le tout nouveau film Resident Evil a franchi la barre symbolique des 250 millions de dollars de recettes mondiales (soit environ 230 millions d'euros). Produit pour un budget d'environ 75 à 80 millions de dollars (près de 70 millions d'euros), le film réalise un véritable tour de force financier !
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Troquer les super-soldats pour un citoyen ordinaire
Pour comprendre cette trajectoire commerciale impressionnante, il faut remonter aux choix d'écriture de son réalisateur, Zach Cregger. Là où les précédentes tentatives cherchaient à transposer à l'écran les héros armés jusqu'aux dents de la franchise Capcom (comme Leon S. Kennedy ou Jill Valentine), ce reboot choisit un protagoniste totalement inconnu des joueurs. Le scénario s'attarde sur Bryan, interprété par Austin Abrams, un simple coursier médical pris au piège dans Raccoon City alors qu'une épidémie virale transforme la population en monstres.

En racontant la panique d'un citoyen ordinaire sans aucune formation militaire, le film privilégie la vulnérabilité plutôt que le spectacle d'action. Ce choix de création permet au public non initié de s'identifier immédiatement à la détresse du personnage principal.
Dès son premier week-end d'exploitation en Amérique du Nord, le film a engrangé 60,15 millions de dollars (environ 55 millions d'euros), signant le meilleur démarrage de toute l'histoire de la saga au cinéma. Ce coup de poker scénaristique a transformé ce qui semblait être un projet très risqué en une réussite commerciale incontestable.
Capturer la peur du jeu vidéo plutôt que son scénario
Avant de connaître ce succès populaire, les adaptations de licences de jeux vidéo s'essoufflaient régulièrement dans des formules très rigides. En 2021, le reboot Resident Evil: Welcome to Raccoon City avait échoué à séduire en condensant artificiellement l'intrigue des deux premiers jeux pour un résultat décevant de 42 millions de dollars au box-office mondial. Plus récemment, la superproduction Borderlands illustrait la fragilité de ces projets, avec un gouffre financier de plus de 110 millions de dollars de budget pour à peine 33 millions de recettes récoltées.

Pour éviter ce même résultat, le cinéaste s'est concentré sur la reconstitution des sensations d'un survival-horror. Plutôt que d'aligner une liste de références pour les fans, la mise en scène enferme le spectateur dans un environnement asphyxiant où les munitions sont rares et où chaque coin de couloir est mortel. Comme l'explique la critique publiée par Screen Daily, le film parvient à capturer l'essence même de la peur claustrophobe du jeu d'origine sans s'encombrer de son catalogue de personnages habituels.
Une réception critique inédite
Cette nouvelle approche a suscité un accueil enthousiaste, absolument inédit pour la franchise. Le film affiche à ce jour un score d'avis favorables de 96 % sur l'agrégateur Rotten Tomatoes et une note globale de 79/100 sur la plateforme Metacritic. Grâce à ces retours très positifs, cette nouvelle version devient officiellement l'adaptation cinématographique d'un jeu vidéo la mieux notée de tous les temps.

Le film cumule plus de 124,8 millions de dollars au box-office américain et 120,5 millions de dollars à l'international. Et ce total mondial va continuer de grimper dans les prochains jours. Les sorties sur de grands marchés asiatiques clés, notamment en Chine et au Japon, n'avaient pas encore débuté au moment de franchir ce cap des 250 millions. Les analystes de l'industrie prévoient désormais une fin de carrière en salles pouvant atteindre entre 320 et 400 millions de dollars de recettes globales.