À 14 ans, elle piquait son nom à Gatsby le Magnifique. Aujourd’hui, c’est une icône absolue du cinéma et il ne lui reste plus qu’une poignée de sagas cultes à conquérir.
Cette année, Sigourney Weaver célèbre ses 77 ans. Née à New York sous le nom de Susan Alexandra Weaver, c’est à l’âge de 14 ans qu’elle choisit de se faire appeler Sigourney, d’après un personnage secondaire de Gatsby le Magnifique, un premier pas révélateur pour quelqu’un promis à un destin tout sauf conventionnel à Hollywood.
Une carrière devenue culte dans l'histoire du cinéma
Difficile aujourd’hui d’imaginer le cinéma sans la présence de Sigourney Weaver. Tout commence véritablement en 1979 avec la sortie du film "Alien", le huitième passager de Ridley Scott, où elle décroche le rôle culte d’Ellen Ripley presque par ricochet, le personnage ayant d’abord été entre les mains de l'actrice Veronica Cartwright. Sept ans plus tard, James Cameron la remet aux prises avec la Xénormorphe dans Aliens, le retour, lui valant sa toute première nomination à l’Oscar de la meilleure actrice, une distinction que l’Académie n’accorde que très rarement aux films issus de la science-fiction. En 1988, elle réalise même un doublé historique avec "Gorilles dans la brume" et "Working Girl" : si la statuette des Oscars lui échappe, elle repart tout de même avec deux Golden Globes la même année.

En 1984, elle incarne Dana Barrett dans SOS Fantômes (Ghostbusters), la voisine possédée par Zuul qui fait chavirer Peter Venkman. Elle rempile pour SOS Fantômes 2 en 1989 avant de retrouver Bill Murray le temps d’une scène post-générique dans SOS Fantômes : L’Héritage (Ghostbusters: Afterlife) en 2021. Marvel n’a pas non plus laissé passer l’occasion, puisqu'en 2017, elle prête ses traits à Alexandra, la leadeuse de La Main dans The Defenders, la minisérie Netflix réunissant Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist. Entre-temps, elle s’est amusée de sa propre image dans l’incontournable Galaxy Quest et a retrouvé James Cameron sous les traits du Dr Grace Augustine dans la saga Avatar, un univers auquel elle reste plus que jamais liée.
Un empilement de licences qui ne cesse d'augmenter
Sa collection de franchises cultes s’est agrandie cette année avec "The Mandalorian & Grogu" (The Mandalorian and Grogu), sorti sur grand écran au cours du mois de mai dernier, où Jon Favreau lui a confié le rôle de la colonelle Ward, à la tête des Rangers d’Adelphi de la Nouvelle République. Comme elle l’a confié à Empire, c’est avant tout le scénario qui l’a convaincue, séduite à l’idée que l’univers Star Wars s’accorde enfin une respiration sans chercher obligatoirement à poser le mot de la fin sur la saga.

Et l’actrice n’a visiblement pas l’intention de tourner le dos à la caméra. En 2024, elle a reçu un Lion d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise, elle prépare les prochains volets d’Avatar et son arrivée a été officialisée en janvier au casting de la série Tomb Raider supervisée par Phoebe Waller-Bridge pour Prime Video. En 1979, Ellen Ripley quittait l’écran en ultime survivante du Nostromo ; près de 50 ans après, elle s’impose comme la grande survivante de toutes les franchises qu’elle a croisées. Combien de temps avant de la voir débarquer en Terre du Milieu ou dans l’univers de Harry Potter ? Très bonne question, mais dans tous les cas, on espère la voir encore de nombreuses années !