Nous sommes tous nostalgiques de la prestation légendaire de Jean Claude Van Damme dans le film Street Fighter, l’ultime combat de 1995. Une adaptation complètement aux fraises qui essayait tant bien que mal de transformer des personnages avec très peu de personnalité en héros de film d’action. Nous sommes en 2026, le lore de Street Fighter s’est bien étoffé et la licence revient aujourd’hui au cinéma. Différences avec les jeux, prouesses visuelles et easter eggs, on vous dit tout ce qu’il faut savoir sur le film Street Fighter de cette année !
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Des personnages à côté de la plaque !
En 1995, on pouvait excuser si des personnages étaient très différents de leurs versions du jeu et pour cause, leurs backgrouds étaient quasiment inexistant. Mais nous sommes en 2026 et la saga Street Fighter est à son sixième épisode, sans compter les différentes versions de chaque titre. Du lore, de l'histoire, il y en a à revendre. Alors je ne demande pas à ce que le film colle à 100% aux jeux, mais j’ai des attentes et elles n’ont pas forcément été remplies ici. Ken et Ryu sont corrects, même si la jalousie de Ken envers Ryu n’est pas ce que j’aurais attendu de cette rivalité légendaire. Et la superficialité de du combattant au kimono rouge me gène quand on sait que ce dernier a préféré mettre son couple et sa famille avant les arts martiaux dans Street Fighter II.

Pour les autres, c’est de pire en pire... Chun Li est une guerrière sérieuse, mais qui sait ajouter de la légèreté dans son comportement, ne serait-ce que dans sa pose iconique. Ici, elle est énervée et tout le temps. Guile, que j’imaginais comme un militaire droit dans ses bottes est transformé en machine à blagues, et en bully (harceleur) quand il harcèle Dan. Et finissons avec M.Bison, le terrifiant Dictateur imbue de son fameux pouvoir Psycho est ici un méchant colérique et dont la puissance est purement artificielle. Au final, les protagonistes du film sont complètement différents de leurs versions des jeux, c'est factuel. Est ce que c’est une bonne ou une mauvaise chose ? C’est a vous de voir finalement...
Deux films en un...
Le truc qui m’a le plus surpris, c’est quand le film a commencé et que c’était de l’animation 2D. Et oui, j’ai vu le film en projection presse et nous n'étions absolument pas au courant de la présence de ces séquences. Franchement, elles sont impressionnantes. Tous les flashbacks sont dans ce même style. Ces animations de qualité, nous les devons au studio Titmouse. Néanmoins, avec le recul, je trouve qu’elles sont défavorables au film car lorsque l'on passe d’un combat Akuma VS Gouken qui ressemble à un épisode de Dragon Ball Z aux rixes live action du film, autant être clair, c’est un peu la douche froide.

En plus de ça, le design des personnages dans ces flashbacks est beaucoup plus proche de leurs apparences des jeux et c’est finalement assez troublant. On se demande surtout comment dans la suite, qui est teasé à la fin du film, ils vont réussir à trouver un acteur pour incarner Sagat, un personnage qu’on a vu qu’en animation et qui fait plus de 2 mètres de haut. Bref, vous l'aurez compris, on regrette forcément que le film ne soit pas entièrement fait en animations en 2D, comme ce fur le cas de l'autre oeuvre sortie en 1994.
Des références plus ou moins subtiles
Ce qui va évidemment sauter au yeux des fans, ce sont les nombreuses références aux jeux, mais pas que ! On va commencer par une des plus évidentes, mais qui ne parlera pas à tout le monde. Qui est Joe ? Et oui, c’est clairement le personnage le moins identifié dans le film au milieu des Guile, Zangief ou Ryu et Ken, pourtant c’est bel et bien un personnage de l’univers Street Fighter. C’est un combattant que Ryu doit affronter dans le tout premier jeu vidéo Street Fighter et il n’a jamais été jouable. Il est inspiré d’un Kick Boxeur de la vraie vie, qui a d'ailleurs été le chorégraphe des affrontements dans le film de 1995 avec Van Damme, Benny Urquidez. Il est un peu sous-exploité dans le film de 2026 et seuls les plus érudits d’entre nous auront la référence (les vieux, quoi !).

Certains autres personnages ne parleront vraiment pas au grand public, et encore moins aux francophones, puisque plusieurs joueurs professionnels et créateurs de contenu américains se sont glissés dans le casting. Comme si cela ne suffisait pas, ils ne sont pas juste dans le fond, ils ont carrément des répliques. Les principaux sont Maximilian Dood, un youtuber de jeux de combat légendaire, Yipes et Justin Wong, deux joueurs pro et commentateurs. Une des références aux jeux qui m’a sauté aux yeux, c’est Guile qui dit ‘’Go home and be a family man’’ comme dans Street Fighter 2 justement. Une autre aussi, à laquelle je ne m’attendais pas, c’est une référence au film de 1995, avec Bison qui refait la même vanne en parlant du père de Chun Li avec le : ‘’For me, it was tuesday’’.
En résumé, ce film Street fighter 2026 veut être en lien avec le public d'aujourd'hui, sans oublier les fans de la première heure au moyen de références difficiles à cerner pour les novices. Un film qui ne plaira pas à tout le monde et qui n'est pas, à mon sens, assez en accord avec les jeux, sans pour autant les renier. Street Fighter est actuellement dans les salles, donc n’hésitez pas a y aller pour vous faire votre propre avis !