La campagne de Modern Warfare 4 est dispo dès maintenant en accès anticipé, et de mon côté, je l’ai déjà terminée ! Même si j’ai passé un bon moment, je suis assez déçu. Je vous explique pourquoi.
Depuis son reveal, Call of Duty Modern Warfare 4 me hype pas mal ! Son cadre (la Corée) est un vent de fraîcheur ; l’animation des armes et l’évolution du moteur graphique font franchement envie ; et DMZ, le mode extraction introduit pour la première fois en 2022, semble enfin tenir ses promesses.
Mais aujourd’hui, on va parler de la campagne. Parce que oui, je l’ai déjà finie et je peux vous donner mon avis en amont du test. Notez au passage que le solo actuellement dispo en accès anticipé pour celles et ceux qui ont précommandé le jeu en démat sur PC, PS5, Xbox Series et Nintendo Switch 2 (version standard ou Coffre d'armes).
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Park et ses potes
Vous le savez sans doute, la campagne de MW4 plante son décor en Corée, à cheval entre la Corée du Sud et la Corée du Nord. La première mission (sur 16) nous fait incarner Private Park Hyun-Jun, un soldat sud-coréen en patrouille avec le reste de son unité. C’est la routine ! Ça écoute du rap, ça se vanne. C’est une super introduction, peut-être un peu courte. On a à peine le temps d’appréhender les personnages que ça part en sucette. La Corée du Sud se fait envahir en un clin d’œil et après 20 minutes de jeu, on prend déjà le contrôle du capitaine Price à la recherche d’un vieux némésis à New York.
J'ai sciemment choisi la réponse de Park dans ce dialogue

Un joueur omniscient
Comme d’habitude, le solo de Modern Warfare alterne entre différents points de vue : Park, Price et la Corée du Nord (dans une poignée de séquences). Et oui, côté rythme, c’est toujours très efficace. Oui, il y a des passages impressionnants voire franchement inspirés. Mais en matière de narration et d’impact, ça reste relativement plat. Comme tous les Modern Warfare sortis après le formidable reboot de 2019.
Pour moi, il y a deux problèmes : en nous trimballant systématiquement d’un personnage à l’autre, on est au courant de tout, tout le temps, et il n’y a aucun point de bascule, aucune révélation pour donner un coup de fouet à l’intrigue (alors qu’il y a clairement de la matière). Et l’autre truc, c’est que Modern Warfare n’ose plus, même quand il a toutes les cartes en main.

Je pense notamment à la troisième mission de la campagne. On incarne un soldat lambda de l’armée nord-coréenne sous les ordres de la commandante Ri. Notre mission : trouver un déserteur dans un village et rappeler aux autres habitants “qui commande”. C’est une chouette mission : l’athmosphère est lourde, pesante. On peut choisir de suivre les ordres ou non. Mais vous savez ce qui aurait été encore plus fort ? Qu’on nous force, au contraire, à commettre des atrocités pour nous faire éprouver toute la brutalité de Ri. Malheureusement, la campagne ne s'autorise jamais à être aussi poignante.